• Ménopause, orgasmes et squirt : tout ce que vous devez absolument savoir !

    La ménopause, c’est un moment charnière dans la vie d’une femme. Et toutes celles qui vont ou qui sont déjà passées par là se posent pas mal de questions (légitimes) concernant les conséquences de cet évènement majeur sur leur vie sexuelle. Il faut donc surtout se poser les bonnes questions sur l’impact de la ménopause sur l’activité sexuelle et la possibilité d’atteindre des orgasmes (vaginaux, fontaines…) pour toutes celles qui n’ont plus 20 ans (et il n’y a rien de grave à ça) !

    Dans cet article, je vais creuser le sujet avec vous pour que vous compreniez qu’il n’y a pas d’âge pour faire l’amour, jouir et faire de grosses éjaculations féminines. Et heureusement j’ai envie de vous dire ! Même si la ménopause est une étape semée (parfois) de quelques embuches, il faudra retenir une seule chose en quittant mon site mesdames : on peut jouir tout au long de sa vie.

    On va voir tout cela ensemble !

    Tout ce qu'il faut savoir sur la sexualité (squirt, plaisir) à la ménopause

    La ménopause de A à Z !

    La ménopause, c’est quoi exactement ?

    Comment pourrait-on définir la ménopause sans partir dans des analyses trop complexes ? C’est tout simplement l’arrêt des menstruations (les règles). En effet, les ovaires cessant leur activité faute d’ovules, l’ovulation s’arrête. À noter d’ailleurs que la moyenne d’âge de la survenue de la ménopause est de 51 ans (même s’il existe des ménopauses précoces (insuffisance ovarienne prématurée; avant 40 ans) et tardives (après 55 ans)). C’est aussi le clap de fin de la maternité. Et oui, cette date fatidique est synonyme d’impossibilité de devenir mère, définitivement.

    Physiologiquement parlant, la ménopause est donc un bouleversement hormonal marqué par une diminution des niveaux d’œstrogènes et de progestérone. Et forcément, cela secoue, c’est le moins qu’on puisse dire, que ce soit sur le plan physique mais aussi psychologique. Il n’est alors pas anormal que certaines femmes aient une libido en berne, on va le voir ensemble.

    Chaque ménopause est unique

    Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas parce-que la ménopause tape à votre porte que c’est la fin des galipettes, bien au contraire. C’est juste une étape de votre vie de femme, chaque femme vivant la ménopause d’une manière différente :

    • pour certaines, la ménopause, c’est la fin des « soucis » entre guillemets, la fin des menstruations étant une libération en quelque sorte. Plus de risque de grossesse, plus de douleurs tous les mois, bref, c’est « la fête du string », un véritable renouveau, une nouvelle jeunesse. 😉
    • d’autres ressentent une baisse du désir, une des conséquences de ce bouleversement hormonal. Elles vont alors vouloir mettre l’accent sur des moments câlins, tendres plus que sur du sexe pur et dur.
    • pour certaines femmes, il n’y a pas d’avant/après. Elles ne constatent aucun changement lors de leur entrée dans la ménopause (et c’est tant mieux).

    Pourquoi a-t-on moins envie de faire l’amour à la ménopause ?

    Des symptômes (consécutifs de la ménopause) à l’origine de tout « ce bordel intérieur » !

    La baisse de sécrétion d’hormones, cela perturbe et pas qu’un peu. C’est tout sauf anodin car le désir s’en trouve alors impacté à cause de tout un tas de symptômes associés à cette ménopause, des symptômes plus ou moins embêtants dont voici une liste non exhaustive :

    • une fatigue due à des troubles du sommeil (insomnies notamment).
    • une irritabilités, des troubles de l’humeur pouvant même aller jusqu’à des épisodes dépressifs.
    • des bouffées de chaleur accompagnées de palpitations (accélération du pouls), sueurs, vertiges, frissons, rougeurs.
    • des troubles urinaires (incontinence) du fait notamment d’une perte de tonus du périnée (d’où l’intérêt de travailler les exercices de Kegel pour garder un périnée en forme).
    • une perte de sensibilité (au niveau du vagin notamment).
    • des sécheresses vaginales du fait d’une perte d’élasticité des parois vaginales et d’une moins bonne lubrification, ce qui a une réelle incidence sur les rapports sexuels.
    • et une baisse de la libido.

    Forcément, la sexualité s’en trouve modifiée.

    Une baisse du désir, un cercle vicieux !

    Et oui, tous ces changements ont donc forcément des conséquences et c’est loin d’être « juste psychologique », oh que non !

    Il y a ce changement hormonal déjà. Vous le savez maintenant, cette chute du taux d’œstrogènes, l’hormone de la libido sexuelle féminine pour faire simple, va malmener le désir sexuel de ces dames. Ces grosses envies coquines, au plus fort au moment de l’ovulation, disparaissent mais ce n’est pas tout.

    En effet, rien que la sécheresse vaginale, suite à cette baisse d’œstrogènes, peut rendre les rapports plus douloureux (voir impossibles). Forcément, cela donne moins envie de se masturber en solo mesdames (et quand on le fait, c’est tout sauf agréable). Et quand ça coince en solitaire, on n’a pas ou plus envie de faire l’amour avec son partenaire.

    Les troubles urinaires n’aident pas non plus. La baisse de la production d’œstrogènes, encore elle, va rendre les tissus vaginaux plus fins, moins élastiques, plus secs donc plus fragiles. C’est ce qu’on appelle l’atrophie urogénitale qui va elle-même entrainer une dyspareunie, à savoir une douleur ressentie avant, pendant ou après les rapports sexuels, localisée au niveau de la région génitale.

    Les fuites urinaires incontrôlées en rajoutent une couche. Ce n’est pas super glamour pour se laisser aller, on ne va pas se mentir.

    Bref, tout ça fait qu’on appréhende, on a peur, on se demande comment ça va se passer, bref, cet inconfort sexuel est loin de favoriser les rapprochements coquins. Et plus on se pose de questions et moins on a envie, c’est le chat qui se mort la queue.

    L’estime de soi VS la ménopause : un impact fort sur votre sexualité

    Le regard que l’on porte sur soi-même, il est essentiel pour bien vivre sa sexualité

    On ne va pas se voiler la face, la ménopause met à mal cette estime de soi donc cette confiance en soi. Et oui, à la ménopause, les bouleversements hormonaux font que le corps change. Dès lors, il suffit de ne pas bien se sentir dans son corps et donc d’avoir une mauvaise image de soi pour se dire qu’on n’est plus à même d’attirer les hommes, son partenaire etc. Dès lors, penser qu’on ne peut plus séduire, c’est juste le pire « contexte mental » pour se dénuder, se donner à l’autre donc partager un moment en toute intimité. Impossible alors de se laisser aller et donc d’être dans les meilleures conditions possibles pour déclencher un orgasme.

    Exemple, quand on prend du poids à la ménopause et qu’on voit que son corps change (et qu’il est difficile d’inverser la courbe des choses sans de gros efforts (qu’on n’a pas forcément envie de faire)), il n’est alors pas anormal que le côté sensuel s’évanouisse. On évite tout contact qui plus est, comme vous le savez maintenant, quand on sait que les rapports sexuels sont souvent rendus plus délicats à cause de ce corps (et donc de ce sexe) qui évolue. On vieillit, c’est normal, mais cela n’aide pas à se sentir femme (et c’est malheureux).

    Le corps signale qu’une nouvelle étape de la vie est passée et ça, cela peut avoir un impact psychologique réel

    Ne plus avoir la sexualité de ses 20 ou 30 ans, cela bouscule beaucoup de femmes. C’est aussi apprendre à accepter cette nouvelle étape de sa vie. Il faut donc travailler son mental si je puis dire et prendre le recul suffisant pour se dire qu’il va falloir non pas faire avec (la résilience, non merci) mais plutôt accepter cette ménopause et intégrer ses changements pour justement évoluer et comme un horloger, effectuer les petits ajustements nécessaires qui feront que la machine se relancera.

    Il faut donc ne pas laisser tous ces changements prendre le dessus. C’est vous qui devez contrôler ! Ne vous laissez pas dépasser par votre corps et donc envahir par vos émotions car oui, les dépressions à la ménopause ne sont pas si rares.

    Cependant, malgré toutes « ces bonnes nouvelles » (lol) liées à la ménopause, il est crucial de reconnaître que la ménopause ne signifie pas la fin de la vie sexuelle et fort heureusement !

    Comment passer l’étape de la ménopause les doigts dans le nez ?

    La ménopause ne sonne pas la fin de la vie sexuelle, oh que non !

    La clé ? La communication au sein du couple !

    Si vous êtes en couple mesdames, il ne va pas falloir garder tout ça pour vous

    C’est donc important de communiquer mesdames mais c’est aussi un appel du pied que je fais à ces messieurs. Il ne faut pas laisser votre partenaire ruminer seule dans son coin. La ménopause est un moment important de la vie d’une femme, il faut donc l’épauler, l’écouter, la soutenir pour dépasser toutes les difficultés qu’elle rencontre ou qu’elle va rencontrer.

    Ne soyez donc pas cet homme qui délaisse sa partenaire parce-que son corps change, s’il vous plait ! C’est en étant au courant que vous n’aurez pas de réactions négatives face notamment à ses variations de désir, ses changements physiques, sexuels etc. Il n’y a rien de pire qu’un homme qui demande l’impossible à une femme qui ne peut plus donner à l’autre ce qu’elle pouvait lui donner auparavant. La connexion au sein du couple s’en trouve alors ternie. Messieurs, pour être au courant, il ne faut donc pas hésiter à questionner votre partenaire, surtout si vous voyez que quelque chose a changé.

    Dès lors mesdames, ne gardez rien pour vous, c’est essentiel ! Et puis, votre partenaire ne peut pas tout deviner, c’est important de l’intégrer, vraiment. Ne pas exprimer vos craintes, vos peurs sur ce que vous êtes en train de vivre, là maintenant dans votre corps (douleurs etc.) et dans votre être (appréhensions etc.), c’est le début de la fin. C’est comme ça que la ménopause peut anéantir la sexualité d’un couple qui était pourtant complice jusque là. Il va donc falloir vous lancer mesdames !

    Intéressez-vous au corps de votre femme messieurs

    Et oui messieurs, comme je vous le disais juste avant, il faut donc vous impliquer. Intéressez-vous au corps de votre femme et à la sexualité féminine d’une manière plus globale. C’est hyper important car le sexe, cela se vit à deux et pour que cela fonctionne, il faut une osmose. Et pour qu’il y ait osmose, il faut que vous vous investissiez dans la relation coquine.

    Faites ce pas vers votre partenaire et ne pensez pas que le sexe, c’est juste une histoire de cunni, de fellation et de pénétration vaginale. Non non, c’est aussi de la communication pour Savoir (avec un grand S) et comprendre l’autre afin ensuite de pouvoir agir de la bonne façon face aux difficultés que vous pouvez rencontrer à deux. On est toujours plus fort à deux, ça j’en suis persuadé !

    Mesdames et messieurs, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : ne rien garder pour vous et échanger pour trouver à deux des solutions que vous n’auriez pas pu trouver seuls !

    Masturbez-vous (encore) plus souvent !

    Je le répète assez souvent comme ça et je vais encore le faire, pour la bonne cause. En effet, se masturber mesdames, c’est le meilleur moyen de se parcourir, se découvrir et comprendre son corps et ses orgasmes. À la ménopause, c’est encore plus important car en solitaire, vous allez pouvoir appréhender plus facilement ces changements et tout ce qui coince. Vous allez donc pouvoir anticiper le négatif si je puis dire, tranquillement, sans pression. C’est aussi de cette façon que vous pourrez discuter plus facilement de vos craintes avec votre partenaire. Il faut y être confrontée pour savoir ce qui ne va pas. Dès lors, plus vous vous masturbez et plus vous serez à l’aise en solitaire puis à deux.

    La masturbation féminine, c’est donc le meilleur moyen d’être en phase avec vous-même et ce afin ensuite de guider, facilement, votre partenaire. Pendant la ménopause, se doigter, jouer avec un sextoy etc., c’est donc encore plus important pour apprivoiser ce corps qui change. Vous ne pouvez rien y faire donc il faut avoir un comportement actif pour retrouver pleine possession de ce corps, de ce sexe. C’est essentiel !

    Je vous donne toutes mes techniques pour jouir et éjaculer malgré la ménopause

    Faites l’amour, encore plus souvent !

    Cela peut paraître paradoxal de vous dire de faire l’amour encore et toujours plus, surtout quand cela peut être plus compliqué (sur tous les plans), mais vous allez comprendre pourquoi je vous dis ça.

    En effet, déjà, si vous avez analysé les difficultés que vous rencontrez, faire l’amour ne devrait plus vous tracasser, surtout si vous êtes dans le dialogue avec votre partenaire.

    Et surtout, et c’est là l’élément clé, faire l’amour c’est détendre votre vagin, un vagin sensible aux changements hormonaux. Quand la pénétration vaginale pose problème, il ne faut pas l’arrêter, contrairement à ce qu’on pourrait penser (évidemment, si c’est douloureux, consultez toujours un professionnel de santé).

    Et puis, ne l’oubliez jamais, la relation sexuelle ne se limite pas à la pénétration.

    La ménopause, le point de départ d’une sexualité différente

    Le sexe, ce n’est pas juste un pénis dans un vagin, non non !

    Et oui, il faut vous détacher de cette pénétration vaginale qui plus est maintenant que vous savez que le vagin est le théâtre de grands changements. Massages, caresses, jeux coquins, découverte de zones érogènes que vous laissiez de côté depuis bien trop longtemps (clito, point U (méat urinaire), poitrine etc.), il y a tellement de choses à faire lorsque vous faites l’amour. C’est aussi le bon moment pour faire des préliminaires un moment sexe à part entière.

    Ne pas tout miser sur la pénétration, c’est aussi une bonne manière de s’intéresser à l’autre, à son plaisir, autrement. C’est aussi un sacré feu vert que vous envoyez à votre partenaire et je parle surtout à ces messieurs. En effet, un homme qui cherche à faire jouir, donner du plaisir à sa femme avec sa langue, ses doigts etc. sans forcément penser uniquement à rentrer son pénis, ce n’est alors que de l’amour et ça c’est beau !

    Soyez réfléchi.e, c’est votre point G qui vous remerciera !

    Il va de soi que de ne pas foncer tête baissée vers ce vagin, sans réfléchir, par habitude, c’est aussi une bonne façon de préparer le point G (situé dans le vagin côté ventre) à une stimulation plus prononcée, plus poussée. Et comment fait-on ça ? Avec les préliminaires, encore eux ! Ce point G sera alors « à point » pour recevoir une stimulation puissante avec à la clef de gros orgasmes vaginaux et des éjaculations féminines impressionnantes, bouleversantes. Celles qui sentent un inconfort au niveau du vagin, siège du point G, vont donc construire leur excitation afin justement de faciliter cette stimulation sexuelle. Tout le problème c’est que beaucoup de personnes ne prennent pas le temps. Là, vous n’allez pas avoir le choix à cause de la ménopause et c’est une bonne chose en quelque sorte !

    Dès lors, vous l’aurez compris, entrer dans la ménopause, c’est aussi comprendre qu’il va falloir faire un focus sur votre corps dans sa globalité et plus uniquement sur votre vagin. Vous allez faire naitre le plaisir autrement, patiemment. C’est un changement de paradigme sexuel nécessaire, même pour celles qui ne ressentent pas forcément de symptômes embêtants au niveau de leur vagin. On expérimente, on approfondit alors sa sexualité de manière bien plus globale et ça c’est extra !

    La bonne hygiène de vie

    Ce que je vais vous dire va vous paraitre évident voir un peu moralisateur mais pas vraiment au final, vous allez voir. En effet, pratiquer une activité physique régulière (marche, natation etc.), ce n’est pas juste une histoire de garder la ligne pour rentrer dans votre bikini cet été. Et oui, faire du sport va vous permettre de sécréter des androgènes (hormones masculines), hormones qui vont booster votre libido (pas à son max à cause de la ménopause).

    De la même manière, bien manger et diminuer (voir arrêter) la cigarette, c’est bon pour votre corps mais aussi pour votre sexualité mesdames. Tous ces poisons ont un effet nocif et pas que sur votre cœur ou vos poumons. Oui, cela peut affecter la bonne lubrification sexuelle. Et quand on sait que la pénétration peut être plus difficile à la ménopause, on met toutes ses chances de son côté et on arrête le tabac notamment.

    Et puis quand on est en bonne santé physique, on est bien dans sa tête, la première pierre à l’édifice d’une santé sexuelle sans faille !

    Peut-on traiter les symptômes de la ménopause ?

    La ménopause n’est pas une maladie, on est bien d’accord mais parfois, il faut traiter des symptômes plus ou moins présents chez certaines femmes sinon cela peut vite devenir un enfer.

    Stop à la sécheresse vaginale

    Dès lors, la prise en charge de la sécheresse vaginale n’est pas à prendre à la légère car un inconfort qui persiste et ce sont les rapports sexuels qui deviennent juste impossibles. Il faut donc traiter en utilisant un max de lubrifiant. Et il faut avoir la main lourde s’il le faut. Plus il y en a, mieux c’est.

    Soyez généreuse en lubrifiant, toujours !

    Les lubrifiants, c’est la vie si je puis dire d’autant que le choix est vraiment énorme aujourd’hui (des produits à retrouver sur ma boutique en ligne objectifsextoys.com). Vous allez forcément trouver votre bonheur :

    • un lubrifiant naturel : et oui, on n’y pense pas assez mais la salive, cela marche super bien et cela ne coûte pas un euro.
    • le lubrifiant à base d’eau : non gras, il ne colle pas et ne laisse pas de traces. En plus d’être super agréable, il s’avère avoir de très bonnes propriétés de lubrification. Inodore et compatible avec des préservatifs en latex, c’est donc un super lubrifiant.
    • mais aussi un lubrifiant à base de silicone : épais et très glissant, il a l’avantage d’avoir un pouvoir lubrifiant très puissant. Dès lors, pas besoin d’en remettre plusieurs fois pendant les rapports, les muqueuses l’absorbant moins facilement que celui à base d’eau par exemple.
    • le lubrifiant hybride : c’est-à-dire un lubrifiant à base d’eau et de silicone dont la texture glissante rend les moments coquins hyper savoureux.
    • sans oublier l’huile, qui peut être de coco ou d’Aloe Vera notamment.
    • pour les plus gourmandes d’entre-vous, on n’oubliera pas le lub parfumé ou même comestible.
    • et ce n’est pas tout, il existe en effet beaucoup d’autres types de lubrifiants, certains à base d’acide hyaluronique par exemple.

    Et en dehors des rapports sexuels ?

    En dehors des rapports sexuels, il faut aussi vous préoccuper de votre sexe et donc ne pas hésiter à utiliser des lubrifiants plus poussés entre guillemets. Je pense notamment aux ovules vaginaux. Vous les trouverez en pharmacie sans ordonnance.

    Ces capsules composées d’ingrédients naturels comme l’acide hyaluronique et l’acide lactique ont un pouvoir lubrifiant et nourrissant, en profondeur. C’est tout l’intérêt de ces ovules qui hydratent le vagin sur la durée, tout le temps de la libération du contenu de ces capsules contrairement à une noisette de gel lubrifiant appliquée lors d’un rapport sexuel, à un instant T et donc qui aura un effet limité.

    Bref, comme souvent il vous faudra tester, c’est important pour savoir lequel de ces lubs vous ira le mieux.

    Cependant, comme toujours, pour une prise en charge plus poussée, la consultation d’un professionnel de santé pourra vous amener à recevoir des solutions plus adéquates comme l’utilisation de traitements hormonaux locaux. Il ne faut donc pas hésiter à consulter au moindre doute.

    Combattre les autres symptômes

    Les bouffées de chaleur

    Je vais vous donner quelques conseils pour justement combattre tous ces symptômes qui peuvent vous pourrir la vie (c’est parfois plus que du simple inconfort). Les bouffées de chaleur par exemple, symptomatiques de la ménopause, peuvent s’atténuer avec un traitement hormonal substitutif (THS) ou un traitement hormonal de la ménopause (THM), très efficace pour les faire disparaitre. Votre médecin traitant sera le plus compétent pour vous parler de tous ces traitements (progestatif de synthèse etc.).

    Les séances de relaxation et d’acuponcture peuvent aussi aider certaines femmes. Et forcément, l’hygiène de vie joue beaucoup donc l’alcool, la nourriture épicée, les cigarettes (liste non exhaustive), on évite (voir on bannit).

    Traiter les autres troubles

    Concernant tous les autres troubles comme les troubles urinaires, j’en reviens au travail du périnée. Et oui, c’est essentiel de ne pas laisser son vagin se reposer et encore moins les muscles de son périnée. Le pire, c’est d’avoir un vagin tendu. Pour le détendre, il faut le mettre au boulot si je puis dire. Et oui, il ne faut pas mettre un cadenas sur votre vagin parce-que c’est la ménopause. C’est même tout l’inverse. Il faut continuer à vous préoccuper de votre sexe et donc le faire travailler (et coquiner).

    Doigter votre vagin, c’est aussi une bonne façon de voir si des douleurs apparaissent. La masturbation, c’est la clé d’une bonne santé sexuelle au sens propre. Au moindre doute, comme toujours, direction le cabinet médical, le gynéco etc.

    Et puis je ne me répèterai jamais assez, il faut vous mettre à la musculation du périnée (avec les exercices de Kegel) ! C’est ES-SEN-TIEL que vous ayez 20 ans ou 60 ans !

    L’impact de la ménopause sur les orgasmes et les fontaines ?

    J’en viens donc à la réponse que vous attendez toutes (et tous) à la question de l’impact de la ménopause sur les orgasmes et votre capacité à squirt. Sans plus tarder, c’est donc pour moi le bon moment de vous rassurer : oui, on peut jouir à tous les âges, et heureusement sinon la vie serait bien triste.

    De la même manière, on peut devenir femme fontaine ou continuer à l’être peu importe votre âge. La ménopause ne va donc pas vous bloquer dans vos galipettes. Vous le voyez venir gros comme une maison ? Oui, il y a un mais (parfaitement surmontable quand on s’en donne les moyens).

    Mais alors, qu’est-ce qui peut coincer avec la ménopause justement ?

    C’est multifactoriel. Dès lors, c’est :

    • mental, psychologique car le corps change. On passe à une nouvelle étape de sa vie donc en se voyant changer, cela peut être un choc pour pas mal de femmes. Le cercle vicieux du « je vais forcément moins plaire car il y a mieux, plus jeune » fait qu’on a moins envie de faire l’amour vu qu’on se sent moins à l’aise avec son corps. Dès lors, forcément, on a moins d’orgasmes et on éjacule moins vu qu’on pratique de moins en moins. Et moins on pratique, moins on se lance car moins on ose. Le sexe, certes, cela ne s’oublie pas mais pour jouir, il faut faire l’amour ou se masturber. Les orgasmes ne tombent pas du ciel et ne se créent pas par la pensée (malheureusement). 🙂
    • physique car les douleurs et autres symptômes donnent moins envie de faire des galipettes donc les orgasmes sont plus compliqués car quand on a mal ou quand on a peur d’avoir mal, on ne se laisse pas/plus aller à ce plaisir justement.
    • musculaire si je puis dire avec ce périnée beaucoup moins fort avec les années qui passent. Et un périnée fort, ce sont de plus gros orgasmes vaginaux et cette capacité d’éjaculer facilement. Il faut donc ne jamais vous laisser aller sur cette question du muscle PC, jamais !
    • un mixte de tout ça, car le mental joue sur le physique. En effet, quand on n’est pas bien dans sa tête et dans son corps, on ne peut pas ouvrir les vannes du plaisir et de l’éjaculation féminine.

    Vous aurez toujours ce qu’il faut pour jouir et éjaculer

    Le problème n’est donc pas mécanique, physiologique si je puis dire car oui, vous avez tout ce qu’il faut pour jouir (votre point G ne disparait pas) et pour éjaculer. Cette capacité, vous l’avez et vous l’aurez toujours d’ailleurs. Il faut donc juste maintenir la machine en route si je puis dire et pour ça, oui il faut vous soucier de votre corps, peu importe votre âge sinon oui, vous en payerez le prix un jour ou l’autre, on ne va pas se mentir.

    Donc oui, il va falloir quand même bosser un peu et ne jamais se reposer sur vos lauriers ! C’est comme ça que vous aurez toute votre vie de beaux et gros orgasmes et cette capacité de tremper vos draps (et les murs de votre chambre à coucher pour les femmes fontaines les plus douées).

    Mon dernier conseil ? On se relaxe ! Vous n’êtes pas malade encore une fois ! Vous êtes juste à une nouvelle étape de votre vie qui vous demande de faire le point sur vous pour justement continuer à vous épanouir sexuellement. Ce n’est pas la fin de la vie sexuelle, c’est plutôt le début d’une nouvelle ère sexuelle. Et ça, c’est juste magnifique !

    No stress, c’est le mot de la fin ! 😉

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