Une chercheuse indépendante qui s’est vraiment intéressée au clitoris

Comme le disait le général de Gaulle, en France, « des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche. » Et bien ce sont des chercheuses indépendantes comme Odile Fillod qui font avancer le débat sur la sexualité des femmes. En l’espèce, elles s’est intéressée à l’organe sexuel qui est la source numéro 1 du plaisir sexuel chez près de 4 milliards d’individus, à savoir le clitoris.

Un modèle 3D du clitoris (photo)

Le clitoris en chair et en os (modèle 3D)

Une chercheuse qui cherche et qui trouve !

Des personnes inspirantes

Des gens comme Odile Fillod, ce sont des chercheuses certes mais ce sont aussi des modèles car c’est ce genre de personne qui peut vous donner le déclic dont vous avez besoin.

C’est en ayant soif d’apprendre qu’on change la compréhension de sa propre sexualité. Ensuite, on ressent le besoin de diffuser ce message aux autres. C’est ce qui s’est passé la concernant. Je la comprends à 100%. Je suis d’ailleurs bien placé pour le savoir avec mes tutos. 😉

À l’origine de la création en 2016 d’un modèle 3D du clitoris, cette française a voulu faire ce que je fais moi aussi de mon côté : faire prendre conscience aux femmes et aux hommes du fonctionnement du sexe féminin et en l’espèce du clitoris. C’est en le connaissant réellement qu’on peut bien l’utiliser pour enfin jouir. C’est logique et pourtant, peu de gens font cet effort. Cela explique que beaucoup de femmes n’ont pas d’orgasme. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin le pourquoi du comment de l’absence de plaisir d’un si grand nombre de femmes.

Son histoire

Comment en est-elle arrivée à s’intéresser au clitoris ? Tout vient de son expérience personnelle. Pendant des années, elle n’a pas pu trouver de véritables réponses sur l’origine de son plaisir lors de la masturbation clitoridienne. Elle constatait que ses sensations ne venaient pas du vagin. Elle en était même arrivée à penser qu’elle était anormale vu que ce qu’elle ressentait ne collait pas avec ce qu’on savait de l’anatomie du clitoris.

La révélation ? Un documentaire de Michèle Dominici sur le clitoris, un documentaire inspiré des travaux du docteur Helen O’Connell. Le voir lui a permis de mettre une image mentale sur ses sensations. Ce fut un véritable déclic pour elle. Et ensuite ? Et bien, elle n’est pas restée les bras croisés ! Elle a voulu en savoir plus pour ensuite diffuser l’information, la bonne information !

Elle le dit bien, je la cite, le connaitre en profondeur, cela a « vraiment changé quelque chose pour moi dans mon ressenti, dans la manière d’interpréter les sensations que je pouvais avoir ».

Le « ah mais ça marche comme ça » change tout, si vous saviez ! Et cela vaut pour le clitoris mais aussi pour le point G etc.

Bravo à elle en tout cas !

La structure du clitoris (3D)

Sur l’image ci-dessous, on voit que le clitoris est constitué de deux structures reliées par un réseau de veines (en violet).

En rose clair, c’est la première structure, celle qui contient :

  1. le gland, la seule partie visible du clitoris, plus ou moins cachée par le capuchon (chaque femme étant unique).
  2. les deux corps caverneux qui se joignent pour former le corps du clitoris et se séparent pour former ses piliers.

La structure (3D) du clitoris

L’ensemble mesure une dizaine de centimètres en moyenne de la pointe du gland à celle d’un pilier.

Le clitoris mesure en moyenne 10 cm

En rose foncé, ce sont les bulbes, la seconde structure du clitoris. Ils sont composés d’un tissu semblable à celui des corps caverneux.

À noter que les tissus composant le clitoris sont identiques à ceux qu’on retrouve dans le pénis. Ils contiennent des cavités qui se comblent de sang lors de l’excitation sexuelle. Cette excitation se traduit aussi chez les femmes par une érection. Oui oui, vous avez bien lu, la femme bande mais à sa façon ! L’érection féminine est donc régie par les mêmes mécanismes que l’érection masculine. Ce n’est pas étonnant quand on sait que le clitoris et le gland du pénis ont la même origine embryonnaire.

Enfin, n’oubliez jamais que les bulbes sont à cheval sur l’urètre et le vagin. Et ça c’est important notamment pour préparer sa partenaire à l’orgasme du point G. On en parlera dans mes tutos.

Conclusion : quand on parle de clitoris, on est donc bien loin de la simple petite boule à la surface de la vulve !

Ceci étant dit, pourquoi est-il si important de connaitre le clitoris ?

Pourquoi vous devez connaitre le clitoris sur le bout des doigts ?

Je suis persuadé que cet article vous a déjà appris beaucoup de choses sur le clitoris, peu importe que vous soyez une femme ou un homme. On ne va pas se mentir, le Savoir avec un grand S ouvre les portes du livre de la connaissance mais surtout de la curiosité. Savoir, c’est se poser les questions du quoi, du comment mais aussi du pourquoi. Et quand on se pose ces questions, on comprend qu’on a en mains un pouvoir que les autres n’ont pas.

Comment ça ? Et bien oui, la compréhension de l’anatomie permet de savoir quoi stimuler avec des techniques bien particulières afin de donner des orgasmes les doigts dans le nez. On ne masturbe plus et on ne fait plus l’amour par hasard. Et ça, cela change tout !

Dès lors, le connaitre, c’est comprendre qu’il y a 4 zones de stimulation du clitoris à privilégier :

  1. au niveau du gland du clitoris, la zone la plus riche en récepteurs sensoriels (un gland à découvert donc stimulable directement).
  2. au niveau de la partie distale du corps du clito, une zone que vous pourrez retrouver par-dessus le capuchon là où passent aussi des nerfs sensitifs et des veines importantes.
  3. par l’intérieur du vagin au niveau de la base du clitoris.
  4. indirectement par une compression des bulbes, ce qui va chasser le sang vers la partie réellement sensible du clitoris.

Pas de panique, on verra dans ma méthode comment le masturber afin d’éveiller le sexe féminin à une stimulation en vue de donner des orgasmes vaginaux et provoquer un ou plusieurs squirts. Je vous donnerai alors des techniques concrètes.

Des extrapolation et des vérités sur la méconnaissance du clitoris

Ignorance ou sexisme ?

Je vous livre ici mon avis personnel. Il n’engage donc que moi. Dès lors, on peut tenter d’expliquer pourquoi le clitoris est si mal connu contrairement au pénis.

Selon cette chercheuse, le clitoris serait relégué au second plan depuis toujours car, du moment que les femmes « accomplissaient leur fonction sociale de gestatrice, mère et compagne », il n’y avait pas lieu de s’intéresser plus que ça à cette extraordinaire zone érogène.

Dès lors, si depuis la fin du 19e siècle, on connait l’anatomie du clitoris dans ses grandes lignes, le corps médical n’a pas ressenti le besoin d’aller beaucoup plus loin, le clitoris étant étroitement lié au plaisir sexuel des femmes et pas à la reproduction féminine. Il n’y avait donc pas de raison de creuser le sujet.

« Parler du clitoris, c’est donc parler du plaisir sexuel féminin et ça, c’est moralement problématique » selon elle. Et oui, je la cite, vouloir percer les secrets du clitoris, c’est « voir combien la sexualité des femmes peut s’émanciper de la satisfaction des désirs des hommes. C’est donc aussi un contexte social hétéronormatif et inégalitaire qui fait que le clitoris reste méconnu. »

Ce serait donc la faute de l’homme avec un petit h ? Je n’aime pas rejeter la faute sur l’autre. Quand on ne sait pas ou lorsqu’on n’y arrive pas, il faut avant tout prendre du recul. Et quand il y a un vide de connaissances sur un sujet, et bien on se bouge les fesses, on cherche et on avance. J’ai un peu de mal avec ce genre de raccourcis même s’il y a certainement du vrai dans ce qu’elle dit.

Et vous mesdames et mesdemoiselles, les premières intéressées, qu’en pensez-vous ?

Et si la raison était plus terre à terre…

Lier l’ignorance de la structure profonde du clitoris à un sexisme, est-ce réellement bien raisonnable ? Les découvertes sur ses structures internes ne sont-elles pas tout simplement dues aux grandes avancées médicales et techniques de ces dernières décennies ? En effet, il est plus facile de sonder le corps humain aujourd’hui qu’il y a 100 ans.

N’est-ce pas aussi un manque de curiosité d’une grosse partie de la population et donc des chercheurs (qui font partie des Hommes avec un grand H) ? Et oui il existe un grand nombre de chercheurs, de médecins, de professeurs de sexe féminin et pourtant, il a fallu attendre le Dr O’Connell et ses recherches (1998) pour comprendre le clitoris. Pourquoi elle et pourquoi pas une autre avant elle justement ? C’est un peu comme se demander pourquoi on n’a pas inventé le téléphone portable beaucoup plus tôt. Il a fallu les moyens techniques, les idées et les bonnes personnes pour y arriver. Il faut tout simplement attendre le bon moment pour que les choses changent.

Dans tous les cas, il était temps…

Ne pas savoir, c’est passer à coté de sa sexualité et de ses orgasmes

Je suis bien d’accord avec elle…

Là où je suis entièrement d’accord avec elle, c’est quand elle dit que ne pas s’y intéresser, c’est laisser se propager des idées fausses. Par conséquent, il y a effectivement un air d’inégalités entre l’homme qui jouit tout le temps et la femme qui a du mal à jouir. L’orgasme féminin est alors vu comme quelque chose de miraculeux, un événement qui arrive par hasard on ne sait pas trop comment, un peu comme par magie. C’est pourtant faux, tout est une question de connaissances et de techniques !

Là encore, je la rejoins quand elle dit que la méconnaissance de cette partie de l’anatomie féminine n’encourage pas les femmes à se masturber. Dès lors, elles se privent d’un plaisir dingue mais surtout de tout leur potentiel sexuel. Et c’est un véritable cercle vicieux car en ne se masturbant pas, on ne peut pas savoir à quelles caresses, à quelles techniques on est réceptive. Ce n’est pas étonnant que beaucoup de femmes se croient frigides ou anormales.

Se masturber, c’est le meilleur moyen de se découvrir. Il faut donc en abuser !

… à quelques exceptions près !

Pour autant, dans l’inconscient collectif, se désintéresser du clito et ignorer le fait que le pénis et le clitoris sont des organes homologues issus du phallus embryonnaire, est-ce une façon, je la cite, « de distinguer symboliquement les hommes par la possession d’un organe qui serait absent chez les femmes » et donc « de voir le sexe des femmes comme un vide ou un réceptacle destiné à ce qui les comblerait naturellement » ?

Je la cite encore (en parlant des femmes), « la forme de leur organe sexuel les rendrait par essence réceptives plutôt qu’actives, ce qui les destinerait à l’accueil du désir de l’autre ». On a vraiment l’impression que c’est l’homme VS la femme. C’est un vrai match en mode Highlander : il ne peut en rester qu’un !

Ne va-t-on pas trop loin en pensant comme ça ? N’est-ce pas un moyen de créer des tensions, une scission hommes-femmes dans un combat qui devrait justement rapprocher les deux sexes avec un objectif commun : le plaisir de la femme ?

En tout cas, si tout ça était vrai, il faudrait rejeter la faute non pas sur des gens comme vous et moi mais plutôt sur le corps médical, la recherche. C’est eux qu’il faut pointer du doigt, pas le quidam qui n’a pas les moyens et le temps de faire ces propres recherches.

Quid de l’orgasme vaginal et du point G (et des autres) ?

Attention tout de même à ne pas mettre l’orgasme clitoridien sur un piédestal. Et oui, si les femmes sont plus facilement clitoridiennes que vaginales, c’est juste qu’elles ne connaissent pas bien leur vagin et leur point G. Les femmes sont toutes clitoridiennes et vaginales, il ne faut pas l’oublier. Mais pour ce faire, c’est du taf (cf ma méthode) !

De plus, le fait que beaucoup de femmes aient besoin d’une stimulation clitoridienne pendant la pénétration vaginale ne veut pas dire que le clitoris est l’organe sexuel du plaisir par excellence. Cette chercheuse précise, selon une étude américaine de 2017 (réalisée sur 947 femmes; graphique ci-dessous), que 72,5% des femmes ont besoin d’une stimulation clitoridienne pendant la pénétration vaginale pour ressentir du plaisir. Elles ne seraient que 18,5% à prendre leur pied avec la seule pénétration vaginale. Si on ajoute à cela qu’elles sont 7,5% à n’avoir jamais d’orgasmes vaginaux, on arrive au chiffre énorme de 80% de femmes à considérer le vagin comme un organe qui ne leur procure pas un réel plaisir !

Un sondage sur les coïts vaginaux

S’il serait facile, en analysant ces chiffres, de conclure que l’orgasme vaginal est impossible voir trop difficile à atteindre, moi je fais surtout un rapprochement entre absence d’orgasme vaginal et méconnaissance de l’anatomie féminine. C’est exactement la même chose pour le clitoris, un organe que vous ne connaissiez pas réellement avant d’avoir lu mon article. Dès lors, comment bien se servir de son clitoris quand on n’y connait rien ou pas grand chose ?! Et bien c’est la même chose pour le vagin.

Et puis je ne suis pas étonné que beaucoup de femmes aient besoin de leur clitoris pour avoir un orgasme vaginal. On en reparlera dans ma méthode. 😉

L’homme, la cause de tous les malheurs du monde ?

Quid de ses allusions (en se basant sur une étude américaine de 2018 interrogeant 50000 adultes hétérosexuels et 340 adultes homosexuelles; graphique ci-dessous) sur le fait que les couples lesbiens seraient plus épanouis sexuellement que les couples hétéros ? Serait-ce à dire que les femmes lesbiennes seraient plus à l’écoute de leur corps ? Ou est-ce à dire que les hommes ont une mauvaise influence sur la sexualité de leur partenaire ? Je ne sais pas vous mais j’ai un peu de mal avec ce genre de comparaisons.

Un sondage sur les orgasmes selon l'attirance sexuelle et le sexe

Par contre, là où je la rejoins encore, c’est que la méconnaissance du clito est aussi masculine. Dès lors, beaucoup d’hommes font une fixette sur leur pénis. Ils font alors rimer performance sexuelle et pénétration vaginale avec leur pénis alors qu’il y a tant de choses à faire avec les doigts, la bouche etc. Je le répète dans ma méthode, les orgasmes s’atteignent de très nombreuses manières.

Vous avez une panne sexuelle ? Vous éjaculez trop vite ? Ce n’est pas pour ça que vous ne pouvez pas faire jouir votre femme ! Trop de pression tue la pression. C’est comme ça qu’on devient de moins en moins performant durant la relation sexuelle et qu’on abandonne !

Pour moi, la sexualité est un combat que les femmes et les hommes doivent entreprendre main dans la main, point barre ! Il n’est pas question d’opposer les sexes. À deux, on est plus fort ! Cela se vérifie ici, croyez-moi !

Une vidéo très intéressante (TEDx)

N’hésitez pas à jeter un œil à sa conférence dans son intégralité, une conférence enregistrée en 2018 et sur laquelle je me base pour rédiger mon article.

Ma méthode pour stimuler le clitoris

Comme le dit cette chercheuse, le clito, partie interne, est à cheval sur l’urètre (cf le point U et le pouvoir de l’urètre) et le vagin. Il n’est donc pas dans le vagin mais connecté au vagin. Cette précision est importante, on le verra dans ma méthode.

En effet, je vous le rappelle, selon une étude (dont parle Odile dans sa vidéo) du docteur O’Connell et son équipe, on peut en conclure que les bulbes du vestibule font partie intégrante du clitoris. Quand on s’aperçoit sur le schéma ci-dessous de la proximité immédiate de ce clitoris (structure interne) avec l’urètre et donc avec l’éponge para-urétrale (prostate féminine) (qui fait partie du point G), on comprend alors que stimuler le clitoris, c’est déjà stimuler le point G même si c’est de façon indirecte.

L'importance du clitoris dans la stimulation du point G

Stimuler le clitoris, c’est donc déjà mettre ce point G en éveil avant même de l’avoir touché directement ! L’importance de ce clitoris dans les préliminaires est juste essentielle !

C’est donc un outil pour avoir des orgasmes clitoridiens mais pas que. Il sert aussi à l’orgasme vaginal et à l’éjaculation féminine.

Alors, vous attendez quoi pour jouer avec ? Vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour ne pas le chouchouter ! 😉

Travaillez mes techniques pour donner des orgasmes

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