Fisting vaginal : ce qu’il faut savoir avant de se lancer
🎯 Publié le : 7 septembre 2026
Le fisting vaginal, qu’est-ce que c’est ? C’est une pratique sexuelle qui consiste à explorer et stimuler le vagin avec la main (poignet compris). Elle reste relativement peu courante, assez extrême et peut susciter beaucoup de questions, voir de la peur, aussi bien chez les personnes qui souhaitent découvrir cette pratique que chez celles qui cherchent simplement à comprendre ce qu’elle implique.
Contrairement à ce que certains contenus peuvent laisser penser, le fist-fucking vaginal ne se résume pas à une recherche de profondeur. Il peut être associé à des sensations de pression, de plénitude ou d’étirement, mais l’expérience dépend énormément de la personne, de son niveau de confort et de ses envies.
Il s’agit surtout d’une pratique qui demande consentement, communication, progressivité et attention aux réactions, sensations de sa partenaire. Une douleur importante, un saignement ou une sensation inhabituelle ne doivent jamais être considérés comme le prix à payer pour réussir cette expérience.
Dans cet article, nous allons donc voir ce qu’est réellement le fisting vaginal, pourquoi certaines personnes peuvent l’apprécier, quels sont ses risques et surtout pourquoi il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin pour explorer le plaisir vaginal, le point G ou les deep spots. Bref, je vais vous livrer tous ses secrets !
Allez, plongeons-nous dans cette pratique qui intrigue, c’est le moins qu’on puisse dire !

Le fisting vaginal est une pratique qui nécessite progressivité, communication et attention au confort de sa partenaire.
Qu’est-ce que le fist-fucking vaginal ?
En quoi consiste la pratique du fisting vaginal ?
Le terme fisting vaginal désigne une pratique dans laquelle la main est utilisée comme « outil de pénétration vaginale » et est donc progressivement insérée pour explorer, masturber le vagin. Le mot peut impressionner, car il évoque immédiatement une pénétration particulièrement importante.
Certaines personnes recherchent surtout une sensation de pression (avec des variations) et d’étirement important, d’insertion volumineuse, tandis que d’autres apprécient davantage l’impression de découverte interne. Le fait d’avoir cette impression d’être « remplie », comme si un pénis d’une largeur XXL (jamais vue) les pénétrait peut être le facteur de cette forte excitation. Dans tous les cas, il n’existe donc pas une seule manière de vivre cette pratique ni une sensation universelle qui permettrait de dire ce qu’est « le » plaisir du fist-fucking. C’est propre à chacun.
Le plus important est de ne pas transformer la pratique en objectif à atteindre à tout prix. La capacité anatomique du vagin n’est pas une performance à démontrer, et aller plus loin n’est pas nécessairement synonyme de plus de plaisir. Il faut donc toujours se mettre des limites même dans une pratique sexuelle extrême.
Pourquoi certaines personnes recherchent-elles cette expérience ?
L’intérêt peut être lié à plusieurs facteurs : la sensation de plénitude, d’avoir le vagin stimulé entièrement, la découverte de nouvelles sensations corporelles, la confiance entre partenaires ou encore le caractère inhabituel de l’expérience.
Pour certaines personnes, l’intérêt réside également dans le fait de prendre le temps d’explorer les sensations d’une autre manière (qu’avec un godemichet, des doigts, une langue, un pénis) plutôt que de rechercher uniquement un orgasme. C’est aussi très psychologique si je puis dire, une pénétration qui casse les barrières donc qui peut exciter très fortement.
Et puis comme pour toute pratique sexuelle, le fisting vaginal n’est pas automatiquement une technique destinée à provoquer l’orgasme. Une personne peut très bien apprécier l’expérience pour les sensations qu’elle procure sans que l’orgasme soit le but recherché. C’est avant tout une stimulation différente, vraiment hors catégorie.
Quelles sensations peut-on ressentir ?
Les sensations peuvent être décrites comme une pression, une impression de remplissage ou d’étirement, auxquelles peuvent s’ajouter des sensations liées aux différentes zones stimulées.
Mais il n’existe pas de sensation « normale » que tout le monde devrait ressentir.
Certaines femmes peuvent trouver cette expérience agréable, d’autres peuvent ne ressentir qu’un inconfort, et certaines peuvent tout simplement ne pas avoir envie de la pratiquer. Le ressenti de la personne concernée reste donc le meilleur indicateur.
Pourquoi certaines femmes apprécient-elles le fisting vaginal ?
Le fisting vaginal peut susciter de l’intérêt pour différentes raisons, mais il n’existe pas une sensation ou un bénéfice qui serait identique pour toutes les femmes. Certaines recherchent avant tout une sensation de plénitude, d’autres apprécient la pression exercée sur les parois vaginales ou simplement le caractère différent de cette expérience par rapport à une pénétration plus classique.
Il peut également y avoir une dimension liée à l’exploration du corps. Une pénétration plus importante modifie la manière dont certaines zones sont sollicitées et peut permettre de découvrir des sensations que l’on ne rencontre pas forcément avec un doigt ou un pénis. Cela ne signifie toutefois pas que ces sensations seront automatiquement agréables : le plaisir dépend toujours de la sensibilité et des préférences de la personne qui reçoit.
La sensation de plénitude totale
La sensation de plénitude, donc de remplissage (le terme n’est pas joli mais bon) est probablement l’un des éléments qui peuvent distinguer le fisting vaginal d’une pénétration plus classique. Le fait de sentir que tout le volume du vagin est occupé, c’est quelque chose et c’est ça qui attire certaines personnes !
Les femmes qui ont un vagin plus large sont alors comblées. Petit aparté : avoir un vagin large ne demande pas forcément de trouver le partenaire à gros pénis. Je vous laisse lire mon article sur la question de la compatibilité anatomique avec le sexe masculin. Vous verrez que tout est une question d’activation des muscles PC. Et oui, rares sont les pénis ou même les godemichets qui existent et qui permettent ce type de sensations proches du fisting, sauf cas extrême. Donc, pour jouir mesdames, et ce peu importe la taille du sexe de votre partenaire, il faut travailler votre périnée. C’est à méditer.
Bref, cette impression de remplissage du vagin ne signifie toutefois pas qu’il faut rechercher une expansion maximale du vagin. Une sensation agréable peut exister bien avant d’atteindre ce que certaines personnes imaginent être « le maximum ». Fisting ne rime donc pas forcément avec hardcore.
La frontière entre sensation de pression agréable et inconfort peut également être très personnelle. C’est pourquoi la communication devient essentielle lorsqu’une autre personne participe à l’expérience.
La pression et les sensations vaginales
Lors d’un fisting vaginal, la main peut exercer une pression et un contact différents d’une pénétration plus classique, notamment en fonction de sa position, de son volume et de ses mouvements. On sort des sentiers battus. Ces variations peuvent solliciter différentes zones du vagin et modifier sensiblement les sensations ressenties. Et oui, le pénis (et même un sextoy) peut difficilement rivaliser avec l’épaisseur, la largeur d’une main entière. Ce côté hors norme change donc la donne et peut alors provoquer un plaisir plus important.
Et puis, la sensation ne dépend donc pas uniquement de la profondeur, c’est avant tout une question de ciblage des zones érogènes génératrices de plaisir. La pression exercée par la main, le degré d’ouverture et la façon dont elle se déplace peuvent avoir une influence importante sur le ressenti (en tapant dans le point G par exemple, d’une façon plus importante qu’avec un pénis ou un doigt).
Chaque personne ayant une sensibilité différente, certaines peuvent apprécier davantage une pression progressive et régulière, tandis que d’autres préféreront des sensations plus légères ou des changements de rythme. Le fisting ne produit donc pas une sensation unique : le ressenti varie notamment selon la pression, le mouvement et la sensibilité individuelle.
Une expérience qui ne se résume pas à la simple pénétration
Le fisting peut également être vécu comme une expérience de confiance et d’exploration à deux. Et oui, on se donne à l’autre, entièrement, dans une pratique hors du commun. C’est donc plus que la pratique en elle-même qui fait la différence, c’est aussi très mental, le plaisir du corps passant forcément par le plaisir au niveau du cerveau. C’est un cercle vertueux.
Dans ce contexte, la communication est loin d’être secondaire. La personne qui reçoit doit pouvoir exprimer facilement ce qui lui convient, demander de ralentir, modifier la stimulation ou arrêter l’expérience.
Il n’y a donc aucune obligation d’aller « jusqu’au bout ». Le moment où une sensation devient inconfortable est précisément le moment où il faut ralentir ou s’arrêter. On vit donc ce moment à deux, et ça, c’est aussi très orgasmique !
Intérêts réels du fist vaginal : une voie vers l’orgasme vaginal ?
Oui il peut participer au plaisir sexuel chez certaines femmes, mais il serait trompeur de présenter le fisting vaginal comme une technique garantie pour atteindre l’orgasme (vaginal notamment).
L’orgasme féminin peut dépendre de nombreuses stimulations et, pour beaucoup de femmes, la stimulation du clitoris joue un rôle particulièrement important. Une pénétration importante, puissante ne remplace donc pas nécessairement une stimulation plus délicate, à travers le clitoris notamment.
Si on revient à l’orgasme vaginal, ce dernier ne rime donc pas avec cette recherche du « toujours plus » ! Oui on peut prendre un max de plaisir avec un fist-fucking mais concernant l’orgasme vaginal, il existe des techniques beaucoup plus efficaces si je puis dire, moins invasives, moins traumatisantes, comme la technique des cornes de taureau par exemple. Dès lors, revenez aux fondamentaux avant d’aller dans les extrêmes !
Fisting vaginal et plaisir féminin : ce qu’il faut savoir !
Le plaisir ne dépend pas uniquement de la profondeur
Il serait trompeur de présenter le fisting vaginal comme une méthode ultime permettant automatiquement d’obtenir davantage de plaisir.
Et oui, ne l’oubliez pas, le plaisir féminin dépend de nombreux facteurs : excitation, stimulation du clitoris, confort, état d’esprit, communication, rythme et préférences personnelles, dans l’optique notamment de faire gonfler le point G et de le stimuler.
La profondeur n’est donc qu’un élément parmi d’autres, souvent d’ailleurs très secondaire. Ce n’est pas le fait de rentrer votre poing qui fera jouir votre partenaire, c’est tout ce que vous aurez fait avant (les préliminaires) et comment, ensuite, vous utiliserez votre main dans son vagin. C’est également pour cette raison que la plupart des femmes apprécient une stimulation interne sans pour autant rechercher une pénétration particulièrement profonde. C’est anatomique !
Quand on sait en plus que le point G se situe proche de l’entrée du vagin, on comprend alors pourquoi rentrer son poignet ne fera pas tout. Si vous voulez vraiment être efficace grâce au fisting, drainez ce point g avec vos 5 doigts, pas plus. Je vais y revenir plus tard dans mon article : les orgasmes, c’est avant tout une question de connaissance de l’anatomie féminine, pas de hasard. Dès lors, fister une femme sans savoir ce qu’on fait ne sert pas à grand chose.
Le rôle du clitoris dans le plaisir féminin
Je vous le rappelle, le clitoris occupe une place majeure dans le plaisir féminin. Sa partie visible se situe à l’extérieur de l’appareil génital, mais l’organe clitoridien s’étend également à l’intérieur du bassin. Et ça, peu de gens le savent !
Il n’est donc pas nécessaire d’opposer systématiquement plaisir vaginal et plaisir clitoridien. Plusieurs stimulations peuvent participer, simultanément ou non, au plaisir. Il ne faut donc pas toujours être dans la recherche d’une zone érogène discrète, secrète, cachée, qu’on ne voit pas, zone qu’on irait chercher avec un fisting complètement dingue. Non, faire jouir une femme, cela peut aussi être aussi simple qu’une stimulation clitoridienne, le clitoris étant lui, à portée de main.
Peut-on prendre du plaisir sans aller jusqu’au fisting ?
Évidemment. Et c’est même un point essentiel à rappeler.
Une personne qui souhaite explorer les sensations vaginales dispose de nombreuses possibilités sans avoir besoin de pratiquer le fisting. La stimulation avec un ou plusieurs doigts, certaines positions sexuelles ou encore l’exploration de zones particulières (points G, Q, R…) peuvent déjà procurer des sensations très différentes.
Le fisting ne constitue donc ni une étape obligatoire ni une « version supérieure » de la pénétration plus classique si je puis dire.
Fisting vaginal et point G : faut-il aller si loin ?
Où se situe le point G ?
Le point G est généralement décrit comme une zone sensible située sur la paroi antérieure du vagin, à quelques centimètres de son entrée. Dès lors, ceci étant dit, et donc en remettant l’église au milieu du village comme on dit, c’est ce qui permet de remettre en perspective certaines idées reçues sur les orgasmes et la profondeur de pénétration. L’orgasme vaginal est donc à portée de main !
Vous pouvez approfondir ce sujet dans mon article consacré à l’emplacement du point G. En tout cas, retenez qu’avec un doigt, vous pouvez parfaitement stimuler le point G. Il est bon de le savoir avant d’aller rentrer votre main entière en pensant que cela sera beaucoup plus efficace.
Faut-il une pénétration profonde pour le stimuler ?
Non, et c’est précisément l’un des points intéressants de mon article.
Si votre objectif est d’explorer les sensations associées à cette zone, il n’est pas nécessaire de rechercher une pénétration extrêmement profonde ou importante en terme de largeur. L’emplacement du point G explique à lui tout seul pourquoi une exploration relativement proche de l’entrée du vagin peut déjà permettre d’expérimenter des sensations orgasmiques.
Retenez donc que le fisting ne vous aidera pas à mieux stimuler son point G.
Le fisting permet-il réellement de mieux stimuler le point G ?
Attention, je ne vous dis pas de ne pas fister votre copine, pas du tout. Je vous dis simplement qu’il ne faut pas vous tromper sur la raison qui va vous faire essayer le fist vaginal. Je ne suis pas là pour casser votre délire si je puis dire, juste pour vous dire la vérité.
Comprenez juste qu’il n’existe aucune raison de considérer le fisting comme une condition nécessaire pour stimuler le point G.
Le fait qu’une pratique permette une pénétration plus importante ne signifie pas qu’elle stimule automatiquement mieux une zone située plus près de l’entrée du vagin. C’est tout ce qu’il faut retenir.
C’est même une bonne illustration d’une idée générale : plus profond, plus gros, plus épais ne signifient pas forcément plus efficace.
Fisting vaginal : quels sont les risques ?
Cette partie est importante, car le fisting vaginal n’est pas une pratique totalement dépourvue de risques.
Des blessures vaginales peuvent survenir, notamment lorsque les tissus sont soumis à une contrainte importante. Un cas clinique publié en 2025 décrit notamment une rupture vaginale accompagnée d’une hémorragie importante lors d’un fisting. Oui, c’est tout de suite un peu moins drôle et sexy mais il faut le savoir.
Cela ne signifie pas qu’une complication grave survient systématiquement, mais cela montre pourquoi la douleur et les signaux corporels ne doivent jamais être ignorés.
Douleurs, irritations et petites lésions
Une sensation d’inconfort peut être un signe que les tissus ne supportent pas la stimulation telle qu’elle est pratiquée. Les frottements et les petites lésions peuvent également favoriser l’apparition de douleurs ou de saignements.
Une expérience sexuelle ne rime jamais avec une douleur importante. Si c’est le cas, on stoppe tout et surtout on ne se dit pas que cela va très certainement disparaitre, du simple fait que c’est une pratique un peu hard. Non, on arrête tout, point barre !
Saignements et déchirures vaginales
Un petit saignement ne doit pas être considéré comme une étape normale ou nécessaire du fisting. C’est même tout l’inverse !
Des déchirures vaginales plus importantes peuvent, dans de rares cas, provoquer des complications nécessitant une prise en charge médicale. Le cas clinique publié en 2025, encore lui, montre précisément que des blessures sévères peuvent survenir.
Un saignement important, une douleur intense ou persistante, un malaise ou des symptômes inhabituels doivent conduire à arrêter la pratique et à demander un avis médical urgent.
Risques d’infection et transmission des IST
Le contact des muqueuses avec des doigts présentant des coupures, des plaies ou une peau abîmée peut augmenter le risque de transmission de certaines infections. Il faut donc prendre des précautions particulières lorsque les mains présentent des lésions, des gants spécifiques pouvant alors réduire certains risques lors du fisting.
L’hygiène des mains est donc importante, tout comme l’utilisation de protections adaptées lorsque le contexte le justifie.
Dans quels cas faut-il arrêter immédiatement ?
Il faut arrêter si la personne ressent :
- une douleur importante ou croissante ;
- une sensation de déchirure ;
- un saignement inhabituel ou important ;
- un malaise ;
- une douleur qui persiste après l’activité.
Il ne faut jamais considérer ces signes comme normaux, justifiés par le contexte un peu fou de la pratique en question. Non, je le répète, au moindre doute, on arrête tout !
Les précautions essentielles avant d’envisager le fisting vaginal
Consentement, communication et confiance
Le consentement doit être clair, libre et réversible. On parle quand même de l’insertion d’une main dans un sexe féminin, ce n’est pas rien.
Une personne peut être d’accord au départ puis changer d’avis quelques minutes plus tard. Elle doit pouvoir demander une pause ou l’arrêt sans avoir à se justifier.
Dans une pratique qui peut être physiquement exigeante, cette possibilité de communiquer est particulièrement importante. Dès lors, on écoute sa partenaire, même si on est en pleine action. C’est essentiel !
Lubrification et préparation
Une lubrification suffisante permet de limiter les frottements et donc de faire en sorte que le fist-fucking passe comme une lettre à la poste si je puis dire.
L’utilisation de lubrifiant à base d’eau (à retrouver ici) avec des gants en latex pour le fisting vaginal (pour vous en procurer, c’est par ici) est donc primordiale. Il existe de toute manière des lubrifiants qui sont spécialisés pour ce type de pratique extrême. Vous ne pourrez pas vous tromper.
Mais le lubrifiant ne transforme pas une pratique inconfortable en pratique sans risque : il ne faut jamais utiliser la lubrification pour tenter de dépasser une douleur ou une résistance importante.
Hygiène, mains et ongles
Les mains doivent être propres et les ongles courts et soigneusement entretenus afin de limiter les risques de petites blessures.
Encore une fois, comme indiqué plus haut dans mon article, il faut également éviter toute pratique lorsque les mains présentent des coupures ou des lésions. Les coupures ou plaies sur les doigts peuvent augmenter le risque de transmission d’IST lors du contact avec les muqueuses.
Pourquoi il ne faut jamais forcer
C’est probablement le conseil le plus important de tout mon article. Le corps ne doit pas être forcé à accepter une pénétration qu’il ne tolère pas.
Si une résistance ou une douleur apparaît, il faut ralentir ou arrêter plutôt que chercher à la dépasser. Le fist vaginal n’est pas un défi et il n’existe aucun « score » à atteindre. Le plaisir doit être au rendez-vous, toujours. S’il ne l’est pas, c’est donc le signe d’alerte qu’il faut tout stopper !
Fisting vaginal et stimulation des deep spots : faut-il vraiment aller aussi loin ?
C’est probablement l’une des questions les plus intéressantes à poser lorsqu’on s’intéresse au fisting vaginal. En effet, les deep spots rimant avec stimulation profonde, on pourrait alors se dire que le fisting est la pratique parfaite pour les atteindre. Or, le fisting n’est pas forcément le meilleur choix si on recherche ce type d’orgasme profond.
Les deep spots, des zones érogènes profondes à manier d’une main de maître
Les deep spots correspondent à différentes zones profondes pouvant être associées à des sensations orgasmiques chez certaines femmes. Ce sont ce qu’on appelle les orgasmes utérins, liés aux points P.
Dès lors, on pourrait se dire qu’avec une main entière, on va forcément tomber dessus. Mais là encore, il ne faut pas transformer une zone anatomique en bouton magique : la sensibilité varie énormément d’une personne à l’autre. Et puis, j’en parle sur mon blog, il faut être très prudent lorsqu’on veut titiller ces 2 zones érogènes. Dès lors, la main entière n’est pas un choix judicieux.
Si vous voulez approfondir le sujet, vous pouvez consulter mon article consacré aux deep spots.
Les orgasmes ne se cachent pas au fond du vagin
Dans mon article, je vous ai notamment citer le point G, ce point que tout le monde cherche et qui n’est pas au fond du vagin. C’est même l’un des éléments qui permet de remettre en perspective la recherche systématique de profondeur, qui serait alors relative au fisting.
Le point G est généralement décrit comme se trouvant à quelques centimètres de l’entrée du vagin, sur sa paroi antérieure. Cela signifie donc qu’une exploration des sensations associées à cette zone ne nécessite pas une pénétration très profonde ou hors du commun (godes géants, pénis de 24 cm etc.).
Si vous le cherchez, pas besoin de plonger vos 5 doigts dans le vagin de votre partenaire, bien au contraire même ! Et c’est comme ça pour de nombreuses zones érogènes liées au vagin et au point G, le point U par exemple. Il faut vraiment arrêter de penser en terme de profondeur et vous enlever cette idée de la tête, au plus vite. Vous avez, encore une fois, tous les orgasmes féminins à portée de main et de doigts. Il faut juste bosser un peu tous ces sujets et ne pas foncer tête baissée. Cela fait toute la différence.
Des stimulations moins profondes peuvent-elles procurer du plaisir ?
Absolument, et je viens de vous le démontrer.
Le plaisir peut venir d’une stimulation externe, interne ou beaucoup plus localisée. Il peut également résulter d’une double stimulation.
C’est pourquoi il serait dommage de présenter le fisting comme la solution ultime pour « atteindre » le plaisir vaginal. Encore une fois, il n’existe pas de profondeur idéale valable pour toutes les femmes.
Fisting vaginal : ce qu’il faut retenir
Le fisting vaginal est une pratique particulière qui peut être recherchée pour les sensations de plénitude, de pression ou d’exploration qu’elle procure. Mais il ne s’agit ni d’une performance ni d’une obligation pour découvrir le plaisir vaginal.
Le consentement, le confort et l’écoute du corps doivent rester prioritaires. Les risques de lésions existent, et des blessures vaginales graves ont exceptionnellement été rapportées.
Et surtout, il n’est pas nécessaire d’aller aussi loin pour explorer le point G ou différentes sensations vaginales. Le point G est généralement décrit comme se trouvant à quelques centimètres de l’entrée du vagin, tandis que d’autres zones, comme les deep spots, peuvent constituer des pistes d’exploration différentes. Dans tous les cas, les orgasmes vaginaux, c’est avant tout une histoire de délicatesse donc ne vous dites pas que le fisting peut être la solution à un manque de plaisir lors de la pénétration vaginale.
En matière de plaisir féminin, la question n’est donc pas forcément « jusqu’où peut-on aller ? », mais plutôt « quelles sensations sont réellement agréables pour cette femme ? » et surtout « comment faire en sorte de lui donner du plaisir ? » Et ça, cela se travaille en comprenant l’anatomie féminine. C’est la clé !
FAQ sur le fisting vaginal
Le fisting vaginal fait-il forcément mal ?
Non. Mais une douleur importante ou croissante n’est pas quelque chose qu’il faut chercher à supporter. Le confort et le consentement doivent rester prioritaires.
Le fisting vaginal peut-il provoquer des saignements ?
Oui. Des lésions vaginales peuvent provoquer des saignements, et des complications graves ont été rapportées dans la littérature médicale. Un saignement important doit justifier un avis médical.
Le fisting vaginal peut-il être dangereux ?
Il comporte des risques, notamment de lésions vaginales et d’infection. Le risque infectieux peut notamment augmenter lorsque les mains présentent des coupures ou des plaies.
Le fisting vaginal permet-il de stimuler le point G ?
Il n’est pas nécessaire de pratiquer un fisting pour explorer les sensations associées au point G. Cette zone est généralement décrite comme se trouvant à quelques centimètres de l’entrée du vagin.
Faut-il aller très profondément pour stimuler le point G ?
Non. C’est même tout l’inverse du fait de sa localisation.
Le fisting vaginal peut-il aider lors de la stimulation des deep spots ?
Les deep spots désignent des zones profondes auxquelles certaines femmes peuvent être sensibles. Les stimuler permet de donner un orgasme profond, aussi appelé orgasme cervical. Pour les déclencher, il faut avant tout comprendre où se situent ces zones érogènes. Ce n’est pas en y allant « comme un bourrin » que ces orgasmes arriveront.
Apprendre, analyser, c’est la base ! Pénétrer sans savoir ce que vous faites, cela reste l’erreur commise par 99% des hommes, les mêmes qui ne comprennent pas pourquoi leur partenaire ne prend pas du plaisir.
Peut-on prendre du plaisir sans pratiquer le fisting vaginal ? Et avec ?
Bien sûr. Le plaisir féminin peut provenir de nombreuses formes de stimulation, même les plus classiques. En parallèle, oui, une pénétration vaginale extrême peut aussi donner un max de plaisir.
Si vous prenez votre pied avec le fisting, en solo ou à deux, je n’ai qu’un seul mot à vous dire : enjoy !
Besoin d’un coup de main pour trouver le point G et les deep spots ?
Vous avez envie d’en apprendre plus sur ces zones érogènes donneuses d’orgasmes fous ? Dans ma formation, je vous dis tout sur ces différents orgasmes, notamment dans le module 7 et dans le module 8.
À vous de jouer !

