Mouiller beaucoup et faire une éjaculation féminine, est-ce la même chose ?

Je pense que cette question va intéresser pas mal de monde. En effet, on peut se demander à partir de quand est-on une vraie femme fontaine. Pourquoi je vous dis ça ? Tout simplement à la suite de la question de Marianne, une femme de 28 ans qui a un gros doute sur l’éjaculation féminine (comme beaucoup de femmes et d’hommes d’ailleurs).

Elle se demande si elle rentre ou non dans la catégorie des femmes fontaines car au moment de la relation sexuelle, il se produit chez elle une très forte lubrification à tel point que son dernier petit ami lui a fait la réflexion. Lors de la pénétration, le préservatif finit souvent couvert d’un liquide blanchâtre qui coule même de son vagin d’où son questionnement.

Depuis cela la tracasse et cela l’intrigue. Et si elle était une femme fontaine ? C’est donc important de faire la différence entre je mouille, je mouille beaucoup (plus que la moyenne) et j’éjacule pleinement en temps que femme fontaine. La différence est grande, vous allez voir.

Mouiller permet une bonne lubrification vaginale

C’est quoi la cyprine ? Cela sert à quoi ?

Il convient de se poser les bonnes questions. En effet quels mécanismes entrent en jeu lors d’une relation sexuelle ? Chez la femme, l’excitation sexuelle entraine la sécrétion d’un liquide, la cyprine, libéré par des glandes situées de chaque côté de la vulve, les glandes de Bartholin et de Cooper (n’hésitez pas à lire mon article pour plus d’infos sur ce sujet). Cette sécrétion vaginale est aussi appelée plus familièrement la mouille. Mais à quoi cela sert-il concrètement ?

La cyprine, un fluide corporel important !

Non, le but n’est pas de mouiller au point de pouvoir vous badigeonner le corps avec ce précieux fluide corporel (contrairement au squirt avec lequel on peut jouer).

Il faut redonner son rôle premier à cette sécrétion vaginale à savoir permettre une lubrification vaginale pour des rapports sexuels sans irritations ou douleurs. Le vagin ainsi bien humidifié (intérieur du conduit, petites lèvres), la pénétration du pénis peut alors se faire sans aucun problème.

C’est aussi la raison pour laquelle il faut prendre son temps pour faire des préliminaires dignes de ce nom. Et oui, une femme ne mouille pas en dix secondes chrono, ce processus d’humification de la vulve et du vagin n’étant pas instantané du fait même de la localisation de ces glandes. Pensez-y lorsque vous ferez l’amour avec votre partenaire. Plus vous laissez le temps à la cyprine de s’écouler par ces orifices, plus votre femme sera disposée à recevoir votre verge et plus la pénétration sera satisfaisante.

Un sexe bien mouillé, c’est donc le meilleur thermomètre qui soit quant à l’excitation sexuelle de la femme. Un vagin bien lubrifié, c’est donc le top départ pour passer des préliminaires à la pénétration vaginale.

Que contient ce liquide ? De quelle couleur est-il ?

Il faut se pencher sur l’aspect de ce liquide pour justement faire la distinction entre mouille et éjaculation féminine. En effet, la cyprine possède ses propres particularités, ce qui la rend unique donc très clairement identifiable. Ce fluide visqueux translucide est essentiellement composé d’eau. Il faut y ajouter tout un tas de composés chimiques dont la liste non exhaustive est la suivante : cétones, squalène, urée etc. On y décèle aussi une véritable flore bactérienne, véritable protection, barrière contre toutes les agressions extérieures.

À noter que la couleur et l’odeur de la cyprine varient très facilement en fonction de plusieurs facteurs qui ont une incidence directe sur cette dernière. Dès lors, en fonction de votre alimentation, du cycle menstruel, de votre état de santé général, de votre consommation de médicaments etc., la cyprine peut avoir un aspect et une odeur très différentes. En cas de changement flagrant (couleur ou odeur très inhabituelle), n’hésitez pas à consulter un médecin.

Ces précisions ainsi faites, intéressons-nous au cas de Marianne. À travers elle, on va pouvoir faire la distinction entre la femme qui mouille beaucoup et celle qui est véritablement une femme fontaine.

L’éjaculation féminine, c’est tout sauf de la cyprine

Les différences entre mouille et squirt

Vous mouillez beaucoup ? Vous n’êtes pas pour autant fontaine. C’est un peu comme comparer des choux et des carottes. Ce sont bien des légumes mais ils sont pourtant très différents. Ils sortent de terre, c’est leur seul point commun. lol

Les 5 différences de taille

L’éjaculat et la mouille, c’est comme les choux et les carottes. Je m’explique :

  1. déjà quand on se penche sur la composition de l’éjaculat féminin, on voit des différences notables. Eau, glucose, phosphatase prostatique et protéines, la composition de ce liquide ne fait pas de doute : le squirt ne peut pas se confondre avec la cyprine.
  2. si le plaisir engendré par l’éjaculation féminine ne rime pas forcément avec quantité de liquide, il y a un mais. Quand vous éjaculez mesdames, vous ne pouvez pas vous tromper. Un squirt est donc un liquide fluide translucide (mais pas toujours), bien visible et qui laisse des traces si j’ose dire, physiquement mais aussi mentalement.
  3. Et oui, c’est une explosion de sensations, d’émotions (qui viennent de l’intérieur) et qui vous transcendent en plus d’être une libération de liquide.Vous ne pouvez pas passer à côté car contrairement au fait de mouiller, éjaculer engendre un plaisir fou ! Éjaculer fait donc partie d’un processus qui mène à l’orgasme contrairement à la lubrification qui n’a pas un objectif orgasmique direct.
  4. de plus, un peu comme l’orgasme masculin qui est une réaction à une action à savoir la masturbation du pénis, la pénétration d’un vagin etc., le squirt survient lorsque vous utiliserez un certain nombre de techniques pour stimuler le point G. On est donc bien loin de la simple lubrification du vagin qui survient lors des préliminaires et qui n’est pas liée à une technique bien particulière.
  5. enfin, et cela vient clore le débat, on constate que l’éjaculation féminine est produite par les glandes de Skene, la provenance de la cyprine est donc là encore différente.

Ma conclusion

Que cela ruisselle un peu, beaucoup, que cela jaillisse à la folie ou passionnément, le squirting est un phénomène qui ne laisse pas la place au doute. Si vous vous posez la question, il y a 99% de chances que vous ne soyez pas fontaine. Mais alors, Marianne a-t-elle eu raison de s’interroger ?

Le cas de Marianne

Marianne est-elle une femme fontaine ?

J’ai voulu en savoir plus. Je lui ai donc demandé à vue de nez quelle quantité elle produisait durant un rapport. Elle n’a pas vraiment pu me répondre car elle ne pouvait pas quantifier ce liquide.

En effet, comme je vous disais au début de mon article, elle m’a fait état de traces blanchâtres sur le préservatif, des traces souvent très importantes. Lorsqu’elle se masturbait avec les doigts ou un sextoy, idem, elle voyait bien que la lubrification était très importante, un liquide coulant légèrement de son sexe.

Alors Marianne, fontaine ou pas fontaine ?

Marianne est-elle une femme fontaine ?

Marianne s’est donc demandée dans un premier temps si elle était normale. Comme quoi, les réflexions d’un partenaire ne sont pas forcément positives quand elles sont un peu maladroitement dites. Dans sa tête, cela s’est un peu bousculé. Elle a eu peur d’avoir une infection, des pertes blanches mais en prenant du recul et après en avoir quand même parlé avec son médecin, elle en est arrivée à la conclusion suivante : elle a toujours mouillé de façon abondante, encore plus quand elle est super excitée (notamment quand elle est très amoureuse, quand le lien est fort). Les mouvements de va-et-vient (pénis…) forment donc des leucorrhées physiologiques (les pertes blanches) parfaitement normales. Elle mouille plus que la moyenne, il ne faut pas chercher plus loin.

Mon verdict

Après être passée sur mon blog et après avoir lu des dizaines d’articles sur le sujet, elle s’est alors dit qu’elle rentrait peut-être dans la catégorie femme fontaine vu qu’elle voyait un liquide couler légèrement.

Et bien, après en avoir parlé avec elle, je peux le confirmer, Marianne n’est pas fontaine et ce même si le pénis de son homme finit complètement recouvert de cyprine. C’est juste qu’elle mouille beaucoup (d’où le léger écoulement du fait de la concentration de mouille à l’entrée du vagin). Et c’est un bon point j’ai envie de dire. Entre vous et moi, c’est mieux que de devoir utiliser une tonne de gel lubrifiant. C’est donc qu’elle est en bonne santé !

Si elle n’est pas fontaine, il ne lui reste plus maintenant qu’à le devenir. 😉

Mouiller beaucoup, un bon début pour éjaculer de plaisir

Mouiller beaucoup, c’est parfois aussi l’arbre qui cache la foret. Pourquoi ? Mon expérience personnelle m’a permis de faire une observation. Laquelle ? J’ai souvent remarqué qu’une femme qui mouille plus que la moyenne mais qui n’est pas encore fontaine aura plus de facilité à le devenir.

Pour vous donner un ordre d’idée, si je fais une comparaison sur mes 6 dernières ex copines, 4 ayant une lubrification « normale », 2 étant « au-dessus » de la moyenne (grosse lubrification), je dirais que celles qui mouillent plus que de raison ont deux fois plus de facilité à devenir femme fontaine :

  • une moyenne de 10 jours avant de faire le premier squirt pour ces 4 copines « normales ».
  • une moyenne de 4 jours pour ces 2 copines qui mouillaient beaucoup voir énormément.

Pourquoi ? Je pense que c’est avant tout très psychologique. Et oui, toutes les femmes sont fontaines et celles qui mouillent plus que les autres n’ont pourtant rien de plus. Chaque corps féminin a le même mode de fonctionnement. Elles ont par contre déjà intégré cette capacité de voir un liquide couler, être produit par leur propre corps donc c’est plus naturel pour elles (consciemment ou inconsciemment).

Elles sont donc moins surprises quand on leur parle d’éjaculation féminine et d’un liquide qui peut être éjecté par le corps féminin. Dès lors, quand on sait que ce qui bloque une femme d’éjaculer, c’est souvent la crainte de libérer un liquide qu’elles ne connaissent pas couplé à une sensation et un orgasme encore inconnus, alors tout s’explique.

Dès lors mesdames, si vous aussi vous vous posez des questions sur votre cyprine produite en grosse quantité, faites de cette différence une force !

Ce qu’il faut retenir de tout ça

Retenez que :

  • mouiller un peu ou beaucoup n’est pas synonyme de femme fontaine, l’éjaculation féminine ayant un objectif différent de la simple lubrification à savoir un orgasme surpuissant !
  • si vous êtes du genre à mouiller pas assez, peu, de façon normale ou excessive, on s’en fiche ! Vous avez toutes la capacité d’être une femme fontaine accomplie et d’avoir les orgasmes qui accompagnent ces jets. Il suffit juste de suivre la bonne méthode, ce n’est pas plus compliqué que ça !

Je n’ai plus qu’une seule chose à vous dire : à vos marques, prêtes, mouillez et éjaculez !

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