Messieurs, la masturbation est-elle contre-productive en musculation ?

Vous faites de la musculation ? Vous êtes un habitué de la salle de sport ? Les enseignes Fitness Park, Basic-Fit and co n’ont plus de secret pour vous ? Déjà, premier point, je vous dis bravo ! Mais pourquoi je vous parle de sport ?

Sur mon blog, je vous parle de plaisir féminin mais il est aussi important de se poser des questions très concrètes concernant ces messieurs. Dès lors, peut-on se faire du bien sexuellement, en solo ou pas d’ailleurs, sans pour autant que cela entraine des effets négatifs sur son physique (sa musculature, la prise de masse) et/ou sur ses séances de muscu (et de sport de façon plus générale) ? Peu importe que vous soyez un ‘Go Muscu’ ou juste une personne qui ait envie de prendre soin de lui, je trouve que la question est intéressante.

En effet, la relation entre masturbation, niveaux hormonaux et performance musculaire est un sujet qui revient souvent dans les salles de fitness (et sur les forums de musculation). Beaucoup de personnes pensent que s’abstenir d’éjaculer avant un entraînement ou une compétition augmenterait la testostérone ou améliorerait les performances. Il faut dire que, je ne sais pas vous, après un orgasme, je me sens moins musclé. Pourtant, vous allez le voir, la science ne confirme pas cette idée reçue.

Dans cet article, nous allons examiner les données scientifiques disponibles, ce que disent les études bien réelles (et pas des bruits de couloir) et comment le sexe peut influencer votre entraînement.

Se masturber peut-il influer négativement sur la prise de masse en muscu ?

1. La testostérone : hormone clé mais nuances scientifiques

La testostérone est une hormone importante dans la croissance musculaire, la force et la récupération. C’est pour cela que beaucoup de gens associent instinctivement masturbation et performances sportives. Dès lors, en toute logique, toute influence sur cette hormone pourrait avoir des répercutions. Que dit la science sur ce point ?

Ce que disent les études

Une étude pilote publiée dans Basic and Clinical Andrology a mesuré les hormones (testostérone totale, testostérone libre et cortisol) chez des hommes jeunes après la masturbation, un simple stimulus visuel et une condition naturelle (donc au repos, sans stimulation sexuelle).

Dès lors, elle a montré une petite variation de la testostérone libre, mais pas de changement significatif dans le ratio hormones/cortisol ou une augmentation nette durable.

En d’autres termes : la masturbation peut influencer légèrement la testostérone libre à court terme mais pas de façon significative ou durable pour la performance musculaire.

L’article complet est disponible se trouve ici : Hormonal response after masturbation in young healthy men (Exton et al., DOI: 10.1186/s12610-021-00148-2)

Une autre étude plus ancienne publiée dans le journal Journal of Endocrinology a mesuré plusieurs hormones (testostérone, cortisol, œstrogènes, etc.) avant et après la masturbation chez des hommes. Elle a trouvé une augmentation temporaire de certaines hormones après l’acte, mais ces variations ne sont pas directement liées à une amélioration de la force ou de la masse musculaire.

Conclusion à retenir

Ces études confirment que si la testostérone augmente ou varie, c’est transitoire et sans impact important sur la croissance musculaire à long terme. La conclusion est importante !

2. Masturbation et perte de masse musculaire : mythe persistant et réalité scientifique

Je vais donc être clair et précis : l’idée comme quoi la masturbation provoquerait une perte de masse musculaire repose principalement sur une confusion entre dépense énergétique ponctuelle et mécanismes biologiques de l’hypertrophie.

Si on se pose deux minutes, il faut analyser les choses : pour perdre du muscle, il faut généralement un déficit calorique prolongé, une absence de stimulation mécanique (arrêt d’entraînement) ou un déséquilibre hormonal important sur le long terme. Or, les études disponibles montrent que la masturbation ne provoque ni chute durable de la testostérone, ni modification significative du ratio anabolique/catabolique. Vous n’allez donc pas perdre vos biceps ou vos pectoraux en vous faisant du bien.

Je vous renvoie à l’étude dont je vous parle en début d’article (publiée dans Basic and Clinical Andrology en 2021).

De plus, la méta-analyse parue dans Scientific Reports en 2022 sur l’activité sexuelle et la performance physique conclut qu’il n’existe pas d’effet significatif sur la force, l’endurance ou les capacités musculaires dans les 24 heures suivant l’activité sexuelle. Si la performance n’est pas altérée, il n’y a pas de mécanisme plausible soutenant une perte musculaire.

Sur le plan physiologique, la perte de masse musculaire survient lorsque la synthèse des protéines musculaires est inférieure à leur dégradation sur une période prolongée. La masturbation n’influence pas ces voies métaboliques de manière mesurable. Elle ne modifie ni l’activation de mTOR (voie clé de l’anabolisme musculaire), ni la réponse adaptative à l’entraînement en résistance.

En résumé : vous pouvez vous masturber 10 fois par jour, vous ne serez pas moins musclé à la fin de la journée (juste fatigué) ! Il n’existe donc aucune preuve scientifique montrant que la masturbation entraîne une perte de masse musculaire, point barre. Les gains ou pertes de muscle dépendent avant tout de l’entraînement, de l’alimentation, du sommeil et de la récupération, la base qu’on connait tous si on s’intéresse un minimum au sujet.

La croyance inverse relève davantage du mythe culturel que de la physiologie humaine.

3. Mais alors pourquoi je me vois (et je me sens) moins musclé après m’être masturbé ?

Beaucoup d’hommes rapportent l’impression suivante : vous vous masturbez (ou vous faites l’amour avec votre partenaire) sous la douche puis vous croisez votre reflet… et là, vos muscles semblent avoir ‘dégonflé’. Pas de panique : ce n’est pas une fonte musculaire instantanée. On parle surtout de physiologie transitoire et de perception.

Voici l’explication scientifique.

1️⃣ Effet hormonal immédiat : vasodilatation puis relaxation

Après l’orgasme, plusieurs hormones et neuromédiateurs augmentent :

Ces changements favorisent un état de relaxation parasympathique. Résultat :

  • légère baisse du tonus musculaire
  • diminution de la tension nerveuse
  • sensation de ‘relâchement’ global

➡️ Moins de tension musculaire = muscles visuellement moins ‘pleins’.

2️⃣ Moins de ‘muscle pump’

Quand vous vous entraînez, le muscle est gonflé par :

  • une augmentation du flux sanguin
  • l’accumulation temporaire de fluides intramusculaires
  • une vasodilatation locale

Après un orgasme, le système nerveux autonome favorise le retour à l’équilibre. Il peut donc y avoir :

  • une légère redistribution du flux sanguin,
  • une disparition d’un éventuel pump si vous vous êtes entraîné plus tôt

➡️ Donc visuellement : moins de congestion = apparence moins musclée, moins impressionnante.

3️⃣ Hydratation et micro-variation de fluides

L’éjaculation représente une perte de liquide très faible (quelques millilitres). Dès lors, il faut dire les choses de façon claire et nette : cela ne peut pas physiologiquement provoquer une perte musculaire.

Mais l’effet visuel de votre corps change :

  • si vous êtes légèrement déshydraté
  • si vous regardez votre reflet à un moment où vous êtes moins congestionné
  • si la lumière est différente

Bref, un muscle est un organe très dépendant de votre état hydrique concernant son apparence.

4️⃣ Testostérone : aucun lien de causalité

Je le répète encore une fois, les études montrent que la masturbation n’entraîne pas de baisse durable significative de la testostérone. Pour preuve cette série d’articles scientifiques :

  • Exton et al., 2001 – Coitus-induced orgasm stimulates prolactin secretion in healthy subjects (Psychoneuroendocrinology) : un article qui met en évidence le fait qu’il n’y a aucune diminution durable cliniquement significative de la testostérone.
  • Isenmann et al., 2021 – Hormonal response after masturbation in young healthy men – a randomized controlled cross-over pilot study : montre que la masturbation n’entraîne pas de changement significatif de la testostérone totale ou libre, ni d’effet durable sur les hormones.

Donc non, vous ne perdez pas de muscle via une chute hormonale. C’est prouvé médicalement ! Inversement, vous ne gagnerez pas de muscle parce que vous ne vous masturbez pas !

5️⃣ Effet psychologique et perception corporelle

Après un orgasme, il y a :

  • une chute de dopamine
  • une augmentation prolactine
  • un état de satiété neurologique

La dopamine est liée à la motivation, au focus et à la perception positive. Dès lors moins de dopamine entraine :

  • un regard plus neutre
  • moins d’auto-valorisation
  • une perception corporelle légèrement différente

Ce n’est pas votre muscle qui change, c’est votre cerveau qui ajuste le filtre de perception que vous avez sur votre corps !

6️⃣ Tonus musculaire et système nerveux

La contraction musculaire visible dépend aussi :

  • de votre tonus nerveux de base
  • de l’activation sympathique

➡️ Avant l’orgasme → système sympathique activé → tension musculaire élevée

➡️ Après orgasme → dominance parasympathique → relâchement musculaire

Un muscle détendu paraît moins dense qu’un muscle subtilement contracté.

Conclusion scientifique claire

Il n’existe aucune preuve que :

  • l’orgasme provoque une perte de masse musculaire
  • l’éjaculation vide vos ‘réserves anaboliques’
  • vous perdez du muscle en quelques minutes

Ce que vous observez est très probablement dû à :

  1. une baisse temporaire du tonus musculaire
  2. une redistribution du flux sanguin
  3. un changement d’état neurologique
  4. une perception modifiée

C’est un effet visuel et neurophysiologique transitoire. Bonne nouvelle : votre musculature n’a pas bougé d’un gramme.

4. Masturbation et performances physiques

Ce qui compte vraiment pour la musculation, ce n’est pas seulement la testostérone, mais comment le corps répond au stress de l’entraînement : force, endurance, récupération.

Stop aux rumeurs

Beaucoup de rumeurs circulent :

  • « Évitez la masturbation avant un gros entraînement sinon vous serez moins efficace »
  • « L’abstinence augmente la testostérone »
  • « L’orgasme fait perdre de la masse musculaire »

Études scientifiques

Une étude récente publiée dans Physiology & Behavior a comparé la performance sportive d’athlètes masculins, un groupe ayant pratiqué la masturbation 30 minutes avant ce test sportif et un autre groupe ayant pratiqué l’abstinence sexuelle durant une semaine avant ce test.

Résultats de cette étude concernant le groupe d’hommes s’étant masturbé juste avant le test :

  • Pas de baisse de performance significative
  • Dans certains tests, la durée d’effort et la force moyenne légèrement supérieures (+3,2%) après masturbation VS abstinence
  • Aucun signe de dommage musculaire ou d’inflammation élevé
  • Hormones comme testostérone et cortisol légèrement plus élevées après la masturbation

Conclusion : l’activité sexuelle juste avant un test n’a pas nui à la performance, et dans certains cas pouvait même être neutre voire légèrement bénéfique.

Article disponible ici : Sexual activity before exercise influences physiological response and sports performance in high-level trained men athletes (DOI : 10.1016/j.physbeh.2025.115203)

5. Mais alors, pourquoi cette croyance est si répandue ?

Beaucoup de croyances populaires autour du fitness sont basées sur des théories intuitives plutôt que des preuves scientifiques.

✨ Idée répandue qui demeure : plus de testostérone = plus de gains.

➡️ Cela est vrai en théorie, mais dans la réalité, les micro-variations hormonales ne sont pas le facteur limitant principal pour la plupart des personnes qui s’entraînent en salle.

Je met encore le doigt dessus ici, d’autres facteurs beaucoup plus essentiels sont par contre à prendre en compte, des facteurs comme :

  • Le sommeil
  • La nutrition (la base de la base)
  • La récupération
  • La charge et la progression de l’entraînement

Ces facteurs que je viens d’énoncer, eux sont beaucoup plus importants pour la croissance musculaire que de savoir si vous vous êtes masturbé la veille ou non. C’est un peu la conclusion à garder à l’esprit.

Dès lors, les clés :

  • faites ce qui ne nuit pas à votre routine d’entraînement
  • Écoutez votre corps
  • Priorisez le sommeil, la nutrition, l’hydratation et la régularité

6. Hormones, plaisir et psychologie

S’il y a bien une chose à retenir concernant la masturbation, c’est qu’elle libère plusieurs hormones (dopamine, endorphines, ocytocine) qui peuvent :

  • améliorer l’humeur
  • réduire le stress
  • favoriser une meilleure récupération émotionnelle et mentale

Donc se masturber, c’est que du bonheur (pour ces messieurs et aussi pour ces dames d’ailleurs) ! Il faut en finir avec ce tabou, surtout chez la gent féminine. Beaucoup de personnes confondent ensuite relaxation et fatigue temporaire, interprétant cela comme un effet négatif permanent sur la performance.

Mais encore une fois, comme expliqué plus haut dans mon article, les études montrent que ces changements hormonaux sont éphémères et non-déterminants pour les adaptations musculaires à long terme.

7. En conclusion

Il faut donc conclure cet article et faire simple !

✔️ La masturbation n’a pas d’impact négatif significatif sur :

  • la testostérone à long terme
  • la force
  • la prise de masse musculaire

✔️ Elle peut provoquer de légères variations hormonales à court terme, mais celles-ci ne changent pas votre progression en musculation.

✔️ La performance sportive ne dépend pas directement de l’activité sexuelle, mais plutôt de facteurs bien établis : sommeil de qualité, alimentation adaptée, entraînement structuré, récupération, constance.

Vous pouvez donc intégrer votre sexualité (masturbation, sexe avec votre partenaire) dans votre vie sans vous inquiéter qu’elle sabote vos gains musculaires, à condition de rester équilibré et d’être attentif à votre corps.

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