Pour Stephdu93, avoir une grosse bite, c’est un véritable enfer

J’ai récemment reçu un long mail d’un fidèle lecteur de mon blog. Ce message est signé sous le pseudo Stephdu93. On l’appellera alors Stéphane pour garder son anonymat vu que ce n’est pas son vrai prénom. Je pense que son témoignage est essentiel dans un monde où la culture de la grosse bite est légion. Certain(e)s vont sourire, d’autres vont l’envier mais je pense que l’histoire de Stéphane devrait vous faire réfléchir sérieusement sur ce que vous avez ou voudriez avoir (ou ce que votre copain a ou voudrait avoir) dans le caleçon.

Il réagit à mon article sur la taille du pénis. Dès lors, son histoire va en étonner plus d’un. En effet, pour lui, avoir le sexe de Rocco Siffredi, c’est tout sauf la plus belle chose qui lui soit arrivée dans la vie. Allez je lui laisse la parole.

Moi c’est Stéphane, un mec avec une très très grosse bite

Je me présente, je m’appelle Stephdu93. Bon ne cherchez pas, c’est un prénom d’emprunt car j’ai un prénom peu commun donc je vais éviter de me faire repérer. Appelez-moi Stéphane, ce sera très bien comme ça. 😉 J’ai 28 ans et je suis commercial dans le domaine du vin. Vous allez peut-être trouver ça super drôle mais mes amis proches en sont arrivés à me présenter comme le mec qui en a une énorme plutôt que comme Stéphane, le pote qu’on apprécie pour son humour ou pour la qualité de ses conversations.

Au fait, j’oubliais de présenter l’engin que j’ai entre les jambes. Et oui, on peut parler d’engin car je peux vous dire que 24 centimètres, cela commence à faire beaucoup. Bien membré ? Je pense que le mot est faible. Et oui, je fais partie des TBM comme on dit mais je n’en suis pas fier tout simplement parce-que cela me pourrit littéralement la vie.

Je sais très bien que la plupart d’entre-vous rêveraient d’être pourvu d’une verge de cette taille mais il faut le vivre du 1er Janvier au 31 Décembre pour le comprendre vraiment. Pour couronner le tout, en plus d’être long, il est aussi vraiment très large (15 centimètres de circonférence). C’est le paradis pour certains mais un véritable enfer pour moi dans ma vie sexuelle. Et oui, à force de regarder du porno beaucoup l’oublient mais les « femmes normales » ne sont pas des actrices x à la recherche du toujours plus gros.

Je suis le centre des conversations et des regards tout le temps

En soirée, tout le monde se marre… sauf moi !

En soirée, quand tout le monde a bu un coup de trop, j’ai des réflexions qui font sourire mais qui ne me font personnellement pas rire surtout en présence de personnes (et surtout de jeunes femmes) qui je ne connais pas. C’est gênant mais ça, peu d’hommes le comprennent tout simplement parce-que je devrais me sentir flatté d’avoir un appendice aussi énorme. C’est une question de virilité dans l’esprit des gens mais il est aussi question d’intimité et ça tout le monde l’oublie. Et oui, toutes ces réflexions sont rarement marrantes ou très fines et au final, je suis fatigué que tout tourne autour de ma bite.

Vous vous permettriez de lancer des pics en public à une femmes ayant un 95F de tour de poitrine ou un fessier très rebondi ? Non je ne pense pas, à moins d’être un abruti fini. Ce ne sont pas des choses qui se font (#balancetonporc) mais quand c’est un homme, là tout est (bizarrement) permis.

Je vous vois déjà souffler devant votre ordinateur en vous disant « il abuse » ! Attendez de savoir ce que c’est vraiment…

Témoignage d'un mec à gros pénis

Le regard des autres, un vrai calvaire

A la salle de sport ou quand je vais à la piscine, c’est aussi un festival de regards un peu déplacés. Je ne vous raconte pas quand je suis en jean ou en short un peu moulant. Je suis certain que les gens se demandent parfois si je ne suis pas en semi-érection. Et oui, au repos, elle est loin d’être petite, vous vous en doutez bien.

Je me répète mais je comprends ce que ressentent les femmes qui ont des fortes poitrines qui attirent le regard sans rien avoir demandé au final. On n’y peut rien et on ne peut pas vraiment cacher cette particularité qui fait envie à beaucoup beaucoup de monde.

Alors on ne va pas se mentir, il fût un temps où je trouvais ça cool mais c’était bien avant de vraiment comprendre que cela allait poser un réel problème avec les femmes.

On ne pense pas à moi mais plutôt à ma bite

Je me souviens d’une soirée où une demoiselle que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam m’aborde en me demandant si j’étais bien le pote de David qui avait « tu sais quoi… » en regardant mon entre-jambe. J’ai juste halluciné car la demoiselle n’était pas saoule. C’était juste mon pote qui lui avait parlé de moi et elle était venue me voir sans même un bonjour, sans même avoir l’envie de me connaitre, juste pour savoir si j’étais bien ce phénomène de foire que tout le monde veut voir.

Je suis un peu la femme à barbe du 21ème siècle en quelque sorte. Je suis sorti choqué de ce bar. Après une longue conversation avec ce très bon pote, il a très vite compris que c’était pour moi un réel complexe non pas que j’avais honte de mon corps mais que cette taille hors norme ne me permettait pas d’avoir une vie sexuelle épanouie, contrairement à ce qu’on pourrait croire.

Ma vie sentimentale et sexuelle, une vie faite de déceptions

Non je ne couche pas avec une tonne de nanas

Stéphane nous parle de sa grosse bite

Alors vous allez vous dire « mais ce n’est pas possible, il doit se taper un max de nanas tous les soirs. Toutes les femmes aiment les gros sexes donc cela doit être la fête du string tout le temps. » Je vous arrête tout de suite. Il y a un gouffre entre ce que vous croyez et la réalité.

Peut-être que ces pornstars vous font croire que c’est super et que 24 cm, c’est le gage d’un orgasme garanti mais dans la vie réelle, ce n’est pas ce qui se passe.

Et oui, 99% des femmes ne sont pas dans l’exploit ou dans la performance sexuelle. Et non, toutes les femmes ne sont pas obnubilées par la recherche de la poutre de Bamako.

Vous raisonnez messieurs en tant que mec, vous faites alors une grosse erreur (je l’ai aussi faite). Les femmes ne sont pas comme ça, oh que non !

Alors je ne dis pas que leur curiosité n’est pas titillée mais au final, cela s’arrête là. C’est un peu comme certaines pratiques sexuelles hardcore (BDSM…). Combien de femmes et de couples se posent la question, se renseignent mais au final ne sautent jamais le pas car c’est plus dangereux qu’autre chose et qu’au final, cela ne plait réellement qu’à 0,1% de la population !

Et bien voilà mon plus gros souci, c’est triste à dire mais oui je fais peur aux femmes.

Les rencontres d’un soir ? Pas pour moi !

Avoir une ribambelle de nanas interloquées par la taille de mon sexe ne veut pas dire qu’elles coucheront toutes avec moi. Pas du tout ! Si c’était le cas, j’aurais déjà un tableau de chasse énorme. Elles sont curieuses mais cela s’arrête là. Moi un menteur ? Sur Tinder ou quand vous rencontrez des inconnues, vous croyez quoi ? Que je sors ma bite pour les impressionner ? Franchement ?

Et je vais vous dire une chose, évidement que j’ai essayé les sites de rencontres coquines histoire de faire mon gros queutard, une photo de ma bite en gros plan. Alors j’ai reçu une tonne de messages mais celles qui cherchaient des mecs bien lotis avaient toutes le même discours : « impressionnant, mais trop gros pour moi ».

Et ma vie amoureuse dans tout ça ?

Dans ma vie amoureuse et sexuelle, il y a eu 3 étapes

Une première étape qui se résume à une première période de ma vie sexuelle (entre 18 et 24 ans) où j’ai multiplié les rencontres. Je ne compte même plus les fois où la nana a fait les gros yeux au moment de baisser mon pantalon sans parler des fois où la pénétration fût difficile voir douloureuse. Rien n’est naturel, l’obligation de tout prévoir pour que cela se passe au minimum pas trop mal : le lubrifiant, les positions limitées… C’est un vrai calvaire car l’imprévu si excitant de la relation coquine passe alors au second plan.

Une seconde étape, de 24 ans jusqu’à il y a encore quelques semaines où je n’y croyais plus du tout. De l’espoir ? Mes potes m’en ont donné mais ils arrivaient toujours à la conclusion suivante : « tu vas forcément en trouver une qui va aimer ta bite ». Ouais, c’est bien ça le problème ! Une relation de couple épanouie passe par une vie sexuelle au top. Le souci c’est que pour moi, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Il faut que je trouve la femme qui m’acceptera comme je suis.

Une troisième étape dont je vais vous parler en fin d’article et qui me redonne du baume au cœur ! Il faut bien un peu de positif dans mon histoire. 😉

Pas facile de se construire sexuellement…

Une blessure pas facile à refermer

Vous savez, quand une femme pour qui vous avez des sentiments réels vous dit au bout de 6 mois que cela ne va pas le faire (alors qu’elle m’aime) car au lit, c’est tout sauf un moment de plaisir, cela fait mal au cœur. Je crois que cette femme, c’était un peu le coup de cœur de ces 10 dernières années mais bon, fine et très étroite au niveau du vagin, elle ne pouvait rien faire à part serrer les dents.

Mon but n’est pas de faire du mal donc j’ai accepté cette séparation dont je ne me suis pas vraiment remis encore aujourd’hui. Pourquoi ? Certainement parce-qu’elle résume bien ce que je vis : je suis un mec bien, sympa, drôle et loin d’être moche mais je ne peux pas donner du plaisir à une femme.

Et les nymphos qui ont envie d’un pénis énorme ? Cela existe non ? Oui dans nos imaginations de mecs ou dans celles des réalisateurs de films de cul, point barre !

Une sexualité low cost ?

Ma sexualité devrait se résumer à quelques coups de langue sur mon gland durant la fellation puis quelques va-et-vient très doux, c’est ça ? Quid du petit plan rapide dans le vestiaire de la piscine ou quid de la pipe appuyée et de la baise endiablée voir de la sodomie ? Ah ban non, c’est trop dangereux pour ma partenaire qui n’y pense même pas une seule seconde !

Je finis par me dire que je ne serai que le mec qui en a une grosse, le gars qu’on voudra tester pour voir si c’est si dingue que ça, le numéro de téléphone du type qu’on se partage entre copines juste pour ne pas mourir sans avoir essayé une grosse poutre hors du commun. J’ai vraiment l’impression que je ne trouverai jamais personne qui saura m’aimer à ma juste valeur et pas juste pour ce que j’ai dans mon caleçon.

Quand le sexe fait mal physiquement…

C’est mon pire malheur je pense. Pourquoi ? Vous avez 12 cm, 15 cm ou 17 cm en érection ? Et bien je vous envie. Oui car vous ne ferez pas pleurer votre nana de douleur, vous ne la ferez pas saigner ou elle ne stoppera pas la relation sexuelle en plein acte parce-que c’est super inconfortable et que cela commence à rougir et à la brûler.

Une bite TBM, c'est tout sauf un avantage

Combien de fois j’étais dans l’incapacité de rentrer mon sexe dans son vagin. Oui, oui, vous avez bien lu.

Et le pire dans tout ça, c’est certainement ma difficulté à avoir des érections pleines c’est à dire d’avoir la bite bien dure. Pourquoi ? Il faut un volume de sang beaucoup plus important pour qu’un gros phallus soit en érection complète.

Bander mou, il n’y a rien de pire et les sensations lors de la pénétration sont donc loin d’être folichonnes. Bref, au final, on ne fait pas grand chose avec un truc pareil entre les jambes !

Donner des orgasmes avec ma bite ? Le bonne blague. Je me marre quand je vous imagine tous et toutes en train de penser ça… Si c’était juste une question de longueur, mes ex seraient encore avec moi…

Alors évidemment je n’ai pas peur de me mettre à poil et de me retrouver nu face à une horde de mecs dans les douches ou face à ma nana mais c’est tout. C’est le seul avantage. Évidemment personne ne se foutra de moi niveau taille mais est-ce que le regard des autres fait tout ?

N’y a-t-il pas plus important à savoir son bien-être à soi ?! Je vous laisse méditer sur ce point. 😉

Le(s) mot(s) de la fin

Le mot de la fin pour Stéphane

Merci Nico

Merci à Nicolas de m’avoir laissé m’exprimer et n’hésitez pas à me donner vous aussi vos ressentis si vous êtes vous aussi très au-dessus de la moyenne. Si vous lisez cet article jusqu’au bout, mon but est juste de faire en sorte que vous arrêtiez de vous prendre la tête avec la taille de votre sexe. Il vaut mieux un peu plus petit que un peu trop gros, je pense que vous l’avez maintenant compris.

Et surtout arrêtez de vous comparer aux autres, vous arrêterez encore plus de vous poser des questions sur votre sexe. Tout le temps que vous perdez à vous triturer l’esprit sur la taille de votre bite, c’est du temps que vous feriez mieux d’utiliser pour bien utiliser votre engin !

Et aujourd’hui ? (je finis sur une touche d’optimisme)

La troisième étape…

Aujourd’hui, nous somme en octobre 2019 et j’ai un peu plus le sourire car je vois le sexe différemment. Avec la méthode de Nico, j’essaye de faire passer mon sexe au second plan. Comme le dit Nicolas, le sexe ne se résume pas à une simple pénétration. Il y a tellement de choses à faire, c’est un tout. Cela me permet aussi de me remettre en question et de penser comme une femme.

Dans mon malheur je suis peut-être aussi responsable car j’ai toujours résumé le sexe à un pénis et un vagin. En mettant mon sexe en avant sans le vouloir notamment au moment de l’instant fatidique, j’ai peut-être inconsciemment poussé mes ex à avoir peur et mal. J’aurai vu le sexe autrement, mon pénis aurait certainement été plus « un outil » (voir un figurant) que l’acteur principal de la relation sexuelle.

J’évolue et ça marche…

Aujourd’hui je vois bien que cela se passe mieux car en prenant du recul, j’ai compris que j’en oubliais ma langue, mes lèvres, mes doigts. Je réapprends à faire l’amour avec tous les « outils » que j’ai en ma possession. Ma dernière petite amie (je ne suis plus avec mais pour une toute autre raison) m’a même fait un compliment en me disant qu’aucun mec ne lui avait fait d’aussi longs et bons préliminaires.

Ce n’est pas encore parfait car j’ai encore du boulot pour donner une autre place à mon sexe mais je revis. Je sais que moi aussi je peux faire jouir autrement sans faire une fixette sur la seule pénétration vaginale. Oui je ne suis plus le même et ça, cela déteint sur mes nanas et leur regard vis-à-vis de ma verge.

Je n’ai pas encore rencontré la femme avec qui je finirai le reste de ma vie mais on va dire que j’y crois. Ma bite ne changera pas donc c’est à moi de changer ! Je n’ai plus envie de me plaindre, j’y travaille ! C’est beaucoup plus constructif !

Le mot de la fin pour moi Nicolas

Je remercie Stéphane pour son témoignage. Il nous fait passer un message super important : la taille ne compte pas, c’est avant tout votre état d’esprit et la connaissance du corps féminin qui feront que votre petite amie jouira ou pas. Ce n’est pas en lui rentrant un monstre dans le vagin que l’orgasme sera garanti. Si pour vous l’épanouissement sexuel c’est d’avoir 25 cm dans le caleçon et bien oubliez ça vite fait. Ce n’est pas la réalité, la preuve avec Stéphane !

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